
Gian Piero Gasperini, entraîneur des Giallorossi, a récemment déclaré que Claudio Ranieri le contactait pour la première fois en décembre 2024, tout en affirmant que son équipe n’est pas encore prête pour la Ligue des champions, bien qu’elle partage actuellement la tête du classement de la Serie A.
Dans une interview accordée au Corriere dello Sport, le nouveau coach de Rome a souligné son impact immédiat, plaçant les Giallorossi en tête avec Naples, chacun ayant récolté 15 points lors des six premières rencontres de la saison. Cependant, Roma se distingue particulierement par sa défense, n’ayant concédé que deux buts.
Gasperini a signé un contrat de trois ans avec Roma l’été dernier après neuf saisons à la tête d’Atalanta.
Ranieri m’a contacté en décembre
« Ranieri m’a contacté en décembre dernier. J’avais déjà le sentiment que c’était ma dernière saison à Atalanta. Cela m’est arrivé avec Naples l’année précédente, mais j’ai décidé de rester après avoir remporté la Ligue Europa, pensant que l’on pouvait viser encore plus haut, » a-t-il expliqué.
« Au cours des premiers mois, les joueurs et l’équipe m’ont vraiment impressionné. Chacun ressent une certaine responsabilité. À Rome, la passion est incroyable, quelque chose qui ne peut être comparé qu’à Naples lors de leurs victoires. J’ai signé pour trois ans, et tant qu’il y a de la passion, je continuerai. »
« Sans résultats, il n’y a que des discours. J’ai toujours cru que pour gagner, il faut jouer un football efficace. Mon véritable apprentissage a eu lieu à Bergame, en jouant en Europe. Maintenant, mon style de jeu est bien connu et sert de référence. »
Malgré le manque de certains renforts escomptés l’été dernier, Gasperini préfère se concentrer sur les joueurs à sa disposition et n’attend pas de grands changements en janvier.
« Je préfère parler de ceux que j’ai. Certains seront bientôt libres, d’autres sont en prêt, mais il y a toujours une grande unité, » a-t-il ajouté.
« D’habitude, le marché de janvier concerne surtout des joueurs qui n’ont pas joué beaucoup et qui changent d’équipe. Je n’ai jamais réformé une équipe pendant cette période. Pour moi, le marché devrait fermer avant le début de la Serie A, ou le coach devrait pouvoir décider de continuer ou non. »
Il est étonnant de constater que les Giallorossi ont des difficultés à marquer, avec seulement sept buts inscrits en Serie A. Les attaquants Artem Dovbyk et Evan Ferguson n’ont réussi à marquer qu’un seul but ensemble.
Gasperini anticipe un nouveau dynamisme à l’attaque
« Nous y arriverons. C’est dommage que Dovbyk ait dû partir pour des obligations internationales. Je constate qu’il s’améliore, et je veux le voir dans une forme optimale, » a déclaré Gasperini.
« Avec le retour de Pellegrini, Dybala et Bailey, notre attaque aura une autre dimension. »
« Mon équipe n’est pas une formation de Ligue des champions, et cela ne fait qu’augmenter le mérite des joueurs. Aujourd’hui, tout le monde se concentre sur l’attaque, même sur le marché des transferts. Les grands clubs italiens ont tous recruté des attaquants. À Atalanta, nous avons signé Zapata et atteint la Ligue des champions, avec Muriel, nous y sommes retournés, et avec De Ketelaere et Scamacca, nous avons remporté la Ligue Europa. »
Gasperini a également approuvé Alessandro Del Piero, selon qui les compétences techniques sont souvent négligées au profit de la puissance physique.
« Il a raison. Les clubs choisissent maintenant des joueurs en fonction de leur physique. Les compétences sont de moins en moins valorisées, contrairement à l’Espagne. La Norvège a marqué trois buts contre nous ; ils devraient plutôt s’imposer au hockey sur glace qu’au football. »
Points à retenir
- Gasperini a pris les rênes de l’équipe avec un bon départ, mais la route vers la Ligue des champions semble encore longue.
- Les Giallorossi se démarquent par leur défense, mais il devient urgent d’améliorer leur attaque.
- Le coach reste concentré sur ses joueurs actuels et refuse de trop s’attarder sur le mercato de janvier.
- Les complexes physiques prennent parfois le pas sur des compétences techniques dans le milieu du football actuel.
En réfléchissant à tout cela, je me demande si le football ne se transforme pas en une quête de gabarits physiques au détriment de l’authenticité du jeu. À l’heure où chaque club cherche à remodeler ses effectifs pour atteindre le succès, ne devrions-nous pas plutôt défendre une approche qui valorise à la fois la technique et la passion ? En tant que spectateurs, nous avons le devoir d’exiger un spectacle qui dépasse le simple score. C’est ce qui rend le football si captivant : cet équilibre délicat entre performance physique et esthétique du jeu. Pour ma part, je suis impatient d’observer l’évolution de cette équipe sous la direction de Gasperini.