jeu. Août 27th, 2026

Trois Québécois ont fait leurs débuts à la Coupe du monde de football des sans-abri en Norvège, à la fin du mois d’août. Bien qu’ils n’aient pas remporté le trophée, ils sont revenus avec des souvenirs inoubliables.

«C’était un rêve éveillé», déclare Daniel Théberge, qui a vécu dans la rue pendant trois ans.

«Chaque jour était marqué par quelque chose de spécial : les entraînements, les matchs et les sorties», poursuit-il, mentionnant qu’il a déménagé dans un logement subventionné en juillet dernier grâce à la Maison du Père.

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Daniel Théberge a pris l’avion pour Oslo aux côtés de huit autres hommes et femmes, dont trois de Montréal et cinq de Toronto, pour représenter le Canada lors de cette Coupe du monde. Cet événement a été créé il y a 24 ans dans le but de sensibiliser l’opinion publique aux problématiques de l’itinérance et de lutter contre l’isolement des personnes sans-abri, rassemblant ainsi des individus autour d’un sport universel.

Les joueurs représentant le Canada et leurs accompagnateurs en Norvège en août 2025.

Les joueurs représentant le Canada et leurs accompagnateurs en Norvège en août 2025.

Jouer, c’est déjà gagner !

Pour cette 20e édition, 48 nations ont participé à la compétition. Le Canada a remporté quatre matchs sur dix, mais cela importait peu pour Daniel Théberge. Pour lui, le simple fait de jouer représentait une victoire en soi.

«Quand on vit dans la rue, notre opinion est souvent ignorée. À cet événement, les gens venaient nous interroger. Ma mère a reçu de nombreux commentaires positifs, ce qui lui a fait du bien. Cela a aussi renforcé notre relation familiale», explique-t-il.

Daniel Théberge, à Montréal, le mercredi 10 septembre 2025.

Photo Agence QMI, AXEL TARDIEU

Daniel Théberge, à Montréal, le mercredi 10 septembre 2025.

Jouer plutôt que consommer

Les joueurs de Montréal, qui s’entraînaient chaque semaine depuis décembre, ont été choisis pour leur esprit d’équipe, leur condition physique et leur discipline.

Ils ont été entraînés par Mathieu Lefèbvre, coordonnateur à la Maison du Père.

«En jouant au football, ils ont la possibilité de se détourner de la consommation et de prendre conscience de leur dépendance. Ils réalisent qu’ils prennent beaucoup plus de plaisir à jouer qu’à consommer», explique-t-il.

Mathieu Lefèbvre, à Montréal, le mercredi 10 septembre 2025.

Photo Agence QMI, AXEL TARDIEU

Mathieu Lefèbvre, à Montréal, le mercredi 10 septembre 2025.

Le Canada prévoit de participer à la prochaine édition de la Coupe du monde de football des sans-abri l’année prochaine, cette fois avec une équipe masculine et une équipe féminine. Des joueurs d’autres provinces pourraient également prendre part à l’événement, indique Karina Maim de l’Association canadienne de football de rue. Elle mentionne que deux jeunes autochtones de Vancouver devaient se rendre à Oslo cet été, mais ont rencontré des problèmes de passeport.

Bon à savoir

  • La Coupe du monde de football des sans-abri souligne l’importance de la solidarité à travers le sport.
  • Des programmes d’entraînement tels que ceux de la Maison du Père aident à réintégrer les personnes sans-abri dans la société.
  • Le soutien familial et communautaire est crucial pour améliorer le bien-être des personnes en situation d’itinérance.

À travers cet événement, il est intéressant de noter comment le sport peut être un vecteur de changement social, non seulement pour les individus en situation d’itinérance, mais aussi pour toute la société. Comment pourrait-on envisager d’autres initiatives similaires pour sensibiliser encore davantage à ces enjeux ?


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