mer. Août 26th, 2026
Vuelta : la surprise secrète de Tadej Pogačar

Le cyclisme a encore un héros en ce début de Vuelta. Le champion slovène Tadej Pogacar caracole en tête du classement général après les cinq premières étapes. La question, elle, brûle un peu : est-ce qu’il a réussi à garder, pour la course espagnole, la forme affichée lors de la Tour de France ?

Interrogé au sujet de sa stratégie, Pogacar a répondu avec son habituel sens du mystère : « Mieux vaut que je ne dise rien. C’est une surprise secrète », a rapporté le 27 ans après la cinquième étape mercredi.

Le Slovène a aussi géré son avance avec une grande maîtrise, notamment lors de la journée marquée par la victoire d’étape du jeune Britannique Matthew Brennan. Au classement général, Pogacar compte désormais 3 minutes et 21 secondes d’avance sur Primoz Roglic, quadruple vainqueur de la Vuelta.

Sur le terrain, il a reconnu la difficulté du jour : « C’était une étape assez dure. C’était dur, mais on a très bien fait en équipe, et je suis satisfait », a résumé la star du cyclisme.

Une étape qui fait monter la pression

Jeudi, place à une nouvelle dose : 177,4 km entre Alcossebre et Castelló. L’attention se portera sur l’ascension de 9,4 km située environ 20 km avant l’arrivée. La pente moyenne grimpe à 7%, et la partie haute inclut un tronçon en gravier, un détail qui peut surprendre plus d’un coureur — et pas uniquement les jambes.

Attaque en approche ? Pogacar reste prudent

Pogacar prépare-t-il un coup d’éclat ? Sa réponse reste volontairement floue : « Chaque avantage est bon, comme je le dis toujours. Et plus il y en a, mieux c’est. Quand on a un gros écart, on peut aborder les prochains jours plus calmement. On verra ».

Pour l’instant, le leader avance étape par étape : « Je me sens bien. Et demain, il y a déjà une étape dure ». Pogacar dispute la Vuelta pour la seconde fois seulement. En 2019, il avait terminé troisième, après un parcours où la relève slovène avait déjà montré de belles intentions.

Depuis, son palmarès s’est bien chargé : il a notamment remporté la Tour de France à cinq reprises. En juillet, il avait nettement dominé ses adversaires sur la Grande Boucle, avec 6 minutes et 26 secondes d’avance sur le deuxième, Remco Evenepoel.

Points à retenir

  • Pogacar a su défendre son avance après cinq étapes, sans forcément accélérer plus que nécessaire — stratégie ou simple gestion, on n’a pas encore la réponse totale.
  • Son écart actuel (3’21’’) laisse de la marge, mais les montagnes, elles, ne font pas de cadeaux (et le gravier non plus).
  • Le secteur clé de jeudi approche avec une pente moyenne à 7% sur 9,4 km : c’est le genre de moment où les « petites » différences deviennent des gros écarts.
  • Pour la Vuelta, Pogacar reste encore un peu sur la réserve : il parle d’attendre « pour voir », ce qui est souvent une manière polie de dire qu’il prépare quelque chose.

À mon avis, ce début de Vuelta pose une question simple : est-ce que Pogacar vise juste le contrôle, ou bien une forme de démonstration progressive ? Moi, je préfère la deuxième option, parce qu’on a beau connaître le niveau du Slovène, les courses lui imposent toujours un test de plus. Et dans un cyclisme où l’on parle beaucoup de suprématie, je trouve sain de rappeler une idée : la vérité se regarde quand ça grimpe vraiment — et je vais continuer à suivre ça de près, avec l’œil d’un journaliste engagé.


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