mer. Août 26th, 2026
Tour de l’Avenir : Finn à la conquête de la victoire ultime au Nivolet

STRAMBINO. Enfin, le grand jour arrive ! Mercredi 26, la Strambino–Colle del Nivolet accueillera la dernière étape de la 62e édition du Tour de l’Avenir, l’une des épreuves cyclistes par étapes les plus suivies dans le peloton des jeunes.

Cette course remet aussi en avant l’ADN cycliste du territoire : le Canavese bien sûr, mais aussi, plus largement, la ville métropolitaine et la région Piémont. Et elle pourrait surtout confirmer le potentiel de Lorenzo Mark Finn, le jeune coureur ligure qui a l’occasion, au sprint final au Lago del Serrù, de ramener en Italie un grand succès qui manque depuis 1973—année où la victoire revenait à Gianbattista “Gibì” Baronchelli.

Fierté canavesane

La journée est portée par Sonia Cambursano, conseillère métropolitaine déléguée au tourisme et maire de Strambino : « Nous avons proposé une étape qui mettra en valeur le relief vallonné canavesan, avec des passages comme Caravino, Romano Canavese, San Martino et Agliè. »

Les coureurs feront route vers Rivarolo, Pont et Cuorgnè, avant de parcourir l’ensemble de la vallée Orco. Grâce à la diffusion télévisée sur Eurosport, l’étape finale du Tour de l’Avenir devient un rendez-vous de visibilité et de promotion pour le Canavese, la vallée Orco et le Parc national du Gran Paradiso.

Le Tour de l’Avenir revient au Piémont après deux ans : en 2024, l’épreuve avait concerné le territoire de la ville métropolitaine de Turin, avec une arrivée à Condove. Cette édition s’ouvrait par une portion transfrontalière lancée depuis Les Karellis, et se terminait ensuite à Bobbio Pellice, au Colle delle Finestre.

« La ville métropolitaine accueille de nouveau la course qui met en lumière les promesses du cyclisme mondial », souligne le vice-maire métropolitain Jacopo Suppo. L’enjeu est aussi logistique : « Nous engageons des ressources financières et humaines, car notre département Viabilité et Transports doit garantir que les routes provinciales concernées restent parfaitement praticables pour le passage du peloton. »

Le jeune Finn, sous pression (et en confiance)

Sur le plan sportif, l’heure est à l’attente : Finn est attendu au tournant. Double champion du monde chez les juniors (2024) et chez les moins de 23 ans (2025), il a couru jusqu’ici comme un “vieux”—en tout cas, avec la maturité des coureurs plus expérimentés, malgré ses 19 ans. Il a d’abord pris des positions dans la première étape en profitant des failles apparues dans le groupe, puis a géré de manière solide les trois étapes suivantes. La séquence décisive pourrait arriver lundi lors de la course contre-la-montre : il y a déjà de quoi espérer, puisqu’il l’a remportée en s’emparant de la tête du classement et de la maillot jaune.

Mardi, lors de l’étape reine, il a attendu le dernier raidillon pour reprendre du terrain sur des adversaires qui, partis loin en échappée, tentaient de lui souffler le maillot jaune. Résultat : une quatrième place qui lui permet de conserver son symbole de leader.

Si le Nivolet couronne Finn, il pourra viser quelque chose de concret : réaliser l’exploit qui rapproche son nom de celui de Baronchelli, resté à ce jour le seul coureur à avoir signé la double couronne Giro Next Gen—qui s’appelait alors Giro Baby—et Tour de l’Avenir.

Points à retenir

  • Le 26, la dernière étape relie Strambino au Colle del Nivolet : une manière assez directe de dire aux prétendants que “ça va grimper”.
  • Le parcours vise plusieurs communes canavesanes, avec la vallée Orco en fil rouge—et c’est justement là que la course montre ce que la région a de plus “vivant”.
  • Le Canavese compte sur la vitrine télévisée d’Eurosport pour gagner en visibilité, pas seulement sportive mais aussi touristique.
  • Finn arrive avec le maillot jaune en poche : la tactique déjà vue—attendre, frapper au bon moment—ne laisse pas trop de place à l’improvisation.
  • Le parallèle avec Baronchelli n’est pas une simple coquetterie : dans le cyclisme, les comparaisons finissent souvent par devenir des objectifs.

Au fond, ce qui me plaît dans ce Tour de l’Avenir, c’est qu’on y voit la jeunesse travailler avec des méthodes d’adultes : de la stratégie, de la gestion, puis ce moment où ça bascule. Moi, je suis clairement curieux de voir si Finn transforme la pression en victoire—et surtout si la région profite du spectacle pour donner envie d’y revenir, pas seulement pour “regarder une course”, mais pour en faire partie. Une chose est sûre : quand les jeunes coureurs et les territoires s’alignent, ce n’est pas juste du sport, c’est aussi une histoire qui mérite d’être suivie, et défendue, comme le font les acteurs du terrain.


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