À l’approche de l’US Open à Oakmont, les amateurs de golf sont plutôt déçus.
Alors que Scottie Scheffler et Rory McIlroy s’imposent comme les favoris pour ce troisième majeur de la saison, les spectateurs ont eu la surprise de découvrir les prix pratiqués sur place, notamment ceux de la nourriture et des boissons.


Le prix de la bière a particulièrement choqué, tout comme celui du reste du menu, largement plus élevé qu’à Augusta National lors du Masters.
Si Scottie Scheffler et Rory McIlroy brillent sur le parcours, il faudra peut-être se serrer la ceinture pour passer à la caisse du côté des stands de restauration.
Aux Masters, le petit-déjeuner et le déjeuner restent accessibles avec des tarifs stables au fil des années. Un classique sandwich au fromage pimento coûte ainsi seulement 1,50 $, un sandwich petit-déjeuner est à 3 $, et la bière ou le verre de vin est à 6 $.
La comparaison des prix avec Oakmont est sans appel : sur place, un sandwich petit-déjeuner (saucisse, œuf et fromage sur muffin anglais) est facturé 7,95 $, un roll Philly Cheesesteak culmine à 13,95 $ et un simple hot-dog à 7,59 $.
Mieux vaut ne pas misérablement compter ses pièces : une banane coûte 2 $ pile, tandis qu’une bouteille d’eau avoisine les 5 $. La bière, à Oakmont, est deux fois plus chère qu’à Augusta, bien que moins onéreuse qu’au récent PGA Championship à Quail Hollow, où, rappelons-le, la nourriture et les boissons non alcoolisées étaient offertes dans le prix des tickets quotidiens.


Inutile de s’étonner que les internautes ne soient pas tendres avec les tarifs d’Oakmont. Nombreux sont ceux qui préfèrent l’esprit plus abordable du Masters, considéré comme « le majeur des majeurs ».
“11 dollars pour une bière ? Une autre preuve que le Masters reste inégalé,” déplore un utilisateur, tandis qu’un autre s’interroge : “Comment l’eau peut-elle coûter plus cher qu’un soda ?”
Enfin, certains s’étonnent que la bière mexicaine, bière officielle de l’US Open, soit proposée à des tarifs jugés excessifs. Malgré quelques voix assurant que les prix sont justifiés, l’ambiance générale reste à la grogne.
Mais, prévient un observateur avisé, ce menu d’Oakmont ferait figure d’aubaine comparé à ce qui attend les visiteurs en septembre à Bethpage, où les tarifs pendant la Ryder Cup pourraient battre des records…
Le tournoi débute jeudi en Pennsylvanie, avec en tête d’affiche McIlroy et Scheffler, déjà vainqueurs des deux premiers majeurs de l’année.
McIlroy a mis fin à une attente de dix ans pour compléter son Grand Chelem, en triomphant à Augusta, mais a dernièrement enchaîné la pire performance de sa carrière sur le PGA Tour. À l’inverse, Scheffler cumule les victoires, notamment son troisième majeur au PGA Championship.
PGA star Shane Lowry révèle avoir quitté le parcours d’Oakmont après seulement cinq trous
Points à retenir
- Le prix de la nourriture et des boissons à Oakmont suscite plus d’indignation que d’enthousiasme parmi les fans.
- Les tarifs pratiqués donnent une impression de petite inflation par rapport à Augusta, pourtant révéré pour sa tradition et ses prix abordables.
- Une bière à 11 $ ou une bouteille d’eau presque à 5 $, voilà qui fait réfléchir avant d’acheter.
- À noter que lors du PGA Championship à Quail Hollow, nourriture et boissons non alcoolisées étaient incluses dans le billet d’entrée, une générosité regrettée cette fois.
- En perspective, les tarifs à Bethpage pour la Ryder Cup pourraient faire paraître Oakmont raisonnable.
- Côté joueurs, McIlroy reste une énigme avec des hauts et des bas récents, tandis que Scheffler poursuit sa montée en puissance.
- Un certain Shane Lowry a préféré partir après cinq trous à Oakmont, peut-être découragé par autre chose que les prix.
Alors voilà, chères lectrices et lecteurs, on pourrait presque croire que le golf à Oakmont est aussi élitiste que ses tarifs de restauration. On attend toujours qu’un sandwich au pimento dépasse l’équivalent de notre café matinal à Paris. Mais bon, peut-être qu’en fin de compte, payer le prix fort fait partie du spectacle ? Après tout, rien ne vaut un bon casse-croûte quand on regarde les championnats du monde… ou qu’on se console après un coup raté. Reste à savoir si les spectateurs auront le portefeuille aussi affûté que leur swing.