Aljamain Sterling, l’ancien champion des poids coqs de l’UFC, a toujours exprimé ses opinions sans détour. Actuellement, il semble frustré par le début de cette nouvelle année.
Lors de son apparition dans « The Ariel Helwani Show », Sterling a fait part de ses réflexions sur un système qu’il considère défaillant. Entre les combats planifiés qui traînent et les disparités salariales suite à l’accord de 7,7 milliards de dollars de l’UFC avec Paramount, sans oublier le récent contrat de Zuffa Boxing garantissant à Conor Benn des sommes à huit chiffres pour un seul match, « Funkmaster » s’interroge sur l’état actuel de l’UFC.
À 36 ans et évoluant désormais dans la catégorie poids plume, sa frustration se résume à un souhait simple : il veut se battre. « Je ne veux pas me mettre dans l’embrouille, mais je désire vraiment combattre et gagner de l’argent. À 36 ans, je ne vais pas rajeunir. Je veux juste compétitionner », a-t-il confié à Uncrowned. « Si je veux avoir une chance de combattre à nouveau pour un titre mondial, il faut que je montre ce dont je suis capable. »
Malgré sa victoire par décision unanime contre Brian Ortega en août, Sterling se retrouve dans l’attente de nouveaux combats. Il a demandé des dates et des adversaires, sans obtenir de réponses claires. Tout cela a culminé après son match de lutte contre Benson Henderson, où il a partagé son mécontentement concernant l’absence d’activités dans l’UFC. « C’est frustrant de demander un combat et de ne pas recevoir de retour. Cela commence à ressembler à un système volontairement retardé. Est-ce que c’est délibéré ? Je n’en suis pas sûr, mais je passe mon temps à perdre ma jeunesse à attendre », a-t-il déclaré.
Cette incertitude est étroitement liée à une autre problématique : la rémunération des combattants. Sterling a avoué ne pas connaître Benn avant l’annonce de son contrat avec Zuffa. Si ce dernier n’en veut pas à ses confrères pour leur succès, il reste perplexe face aux inégalités de revenus, surtout vis-à-vis des champions d’UFC historiques. « Il n’y a pas un seul combattant UFC qui puisse dire qu’il a gagné 15 millions de dollars pour un combat. Je ne comprends pas », a-t-il observé. « Quels sont les services qu’il fournit qui justifient une telle somme ? »
Ce problème de rémunération a également été soulevé par d’autres combattants, et visiblement, Sterling n’est pas seul à s’interroger sur le système actuel. Il est vrai qu’en matière de lutte, beaucoup s’y connaissent de mieux en mieux, mais ce n’est pas encore suffisant pour faire bouger les lignes. « Je suis d’accord pour être ici car il n’y a tout simplement pas d’autres options. Lorsque les combattants comprennent qu’ils doivent faire valoir leur valeur, nous pourrions voir des changements », a souligné Sterling.
Pour Sterling, il s’agit avant tout de se valoriser. Il déplore le manque de formation et d’enseignement sur la gestion des carrières, ce qui rend les choix difficiles pour de nombreux combattants. « Les gars ont parfois du talent, mais ils oublient qu’ils doivent se comporter comme des professionnels. Vous êtes ici pour représenter votre sport. Ayez un certain niveau de dignité », a-t-il conseillé.
Avec l’espoir de revenir sur le ring en avril lors de l’UFC 327, Sterling a déjà un adversaire en tête : Yair Rodriguez.
Points à retenir
- Sterling est en attente de combats, ce qui ne semble pas l’inquiéter plus que cela.
- Le contrat de Benn soulève des questions sur les inégalités salariales au sein de l’UFC.
- La pression sur les combattants d’accepter des conditions sans négociation favorise une culture de sous-évaluation.
- Sterling souligne la nécessité d’une éducation financière et commerciale pour les combattants.
- La quête de reconnaissance et de rémunération équitable reste un enjeu majeur dans le milieu.
En somme, la critique de Sterling souligne un aspect souvent négligé dans le monde du sport : la valorisation des athlètes. Ne serait-il pas temps, alors, de bâtir un système qui favorise la transparence et la reconnaissance des talents ? La parole des combattants, peu importe leur statut, mérite d’être entendue et de peut-être ouvrir la voie à un dialogue nécessaire au sein de l’UFC. On pourrait même se demander si les luttes à l’intérieur de la cage ne se reflètent pas à l’extérieur, dans une arène économique bien plus complexe. C’est une question de principe, après tout.
[not-all]Regardez le MMA 🤜🤛 en Live ! ⤵️
