dim. Août 2nd, 2026

Bonjour à toutes et à tous. Ce week-end, la UFC fait son retour à Abu Dhabi, un moment idéal pour les fans francophones de profiter de l’un des meilleurs événements de l’année sans avoir à veiller tard. Au programme, deux ceintures sont en jeu, et nous allons nous concentrer sur celle qui attire peut-être moins l’attention.

Une nouvelle couronne

Il est souvent insinué que la UFC favorise certains combattants qu’elle souhaite voir réussir. De nombreuses stars ont bénéficié de cette dynamique sous-jacente. Il ne s’agit pas de fraudes, loin de là, mais bien d’assistances sous forme de combats favorablement arrangés. Mackenzie Dern illustre parfaitement ce phénomène.

La formidable championne de la division, Weili Zhang, a laissé son titre vacant pour se mesurer à Valentina Shevchenko dans un choc royal. Mackenzie Dern n’était pas la combattante qui méritait le plus cette chance. Avec plusieurs lacunes, j’ai même des doutes quant à sa place dans le Top 5. Néanmoins, la UFC a déniché une opportunité et un affrontement idéal pour la propulser vers le titre.

Une combinaison intéressante de styles où les deux combattantes excellent en grappling, mais présentent de nombreuses faiblesses dans d’autres domaines.

Les deux athlètes s’étaient affrontées en 2020, et Mackenzie avait remporté le combat après trois rounds très disputés. À ce moment-là, elles étaient à égalité au début du troisième round, mais l’agressivité et le volume de Mackenzie lui avaient permis de l’emporter. Chacune a évolué depuis, mais ce match a clairement positionné le potentiel de cette revanche.

La dépendance au contrôle

Virna Jandiroba est reconnue pour son grappling axé sur le contrôle positionnel. Lorsqu’elle parvient à prendre l’ascendant, son contrôle au sol peut neutraliser l’attaque de n’importe quel adversaire. Toutefois, son approche est rigide. Elle s’appuie sur un wrestling efficace, mais peu explosif, et son striking est l’un des plus restreints de la catégorie. Si elle n’impose pas son rythme au sol, son impact offensif faiblit considérablement.

Le défi pour Jandiroba face à une adversaire aussi similaire réside dans le flou de son plan. Mackenzie Dern n’est pas parfaite, mais elle sait s’adapter à tous les scénarios au sol. Dans leur premier affrontement, ses symptômes de dépendance au contrôle étaient déjà visibles. Elle a su dominer sans infliger de dégâts ni progresser réellement.

L’inquiétude en striking

Historiquement, les combats entre deux grapplers d’élite tendent à se neutraliser, résultant en échanges de coups souvent insipides. Le striking de Dern a été critiqué à juste titre, mais dans ses limites, il est indéniable qu’elle est plus dangereuse que Virna.

Imprévisible, parfois chaotique, mais avec un volume constant et une attitude offensive qui peuvent perturber le rythme lent nécessaire à Jandiroba. Cette dernière n’a jamais montré de réelles améliorations dans cette facette de son jeu. À 37 ans, il est peu probable qu’elle nous surprenne avec une nouvelle compétence.

Les progrès de Mackenzie en striking, grâce à son entraîneur Jason Parillo, pourraient bien lui donner l’avantage dont elle a besoin aux yeux des juges.

Je pense que Virna aura ses opportunités, mais Dern sait comment survivre dans sa garde. Elle provoquera des transitions, cherchera des inversions, et ses offensives ponctuelles contesteront largement le contrôle stérile de la Brésilienne. À noter que Jandiroba n’a jamais combattu sur cinq rounds dans la UFC, alors que Dern possède une expérience significative dans ce domaine. Son cardio est solide, mais qu’en est-il de celui de Virna ?

J’aspire à un combat plutôt monotone, avec beaucoup de contrôle de la part de la Brésilienne, mais où les changements de rythme de notre guerrière risquent de faire pencher la balance. Dern sait quand mettre les gaz, bénéficie d’un physique avantageux et, pour la première fois de sa carrière, elle semble être la meilleure frappeuse. Il y a quelques années, je ne l’aurais jamais imaginé, mais je pense que Mackenzie a trouvé le match parfait pour devenir championne du monde.

Points à retenir

  • La UFC a parfois des préférences pour certains combattants, ce qui crée des luttes inégales.
  • Mackenzie Dern, malgré ses lacunes, pourrait bien saisir cette opportunité inattendue.
  • Virna Jandiroba a un style de grappling efficace, mais prévisible.
  • Le striking de Dern s’est considérablement amélioré, ce qui pourrait faire la différence.
  • Le cardio et l’expérience de Dern dans les combats longs sont des atouts à prendre en compte.

En fin de compte, cette confrontation soulève la question de savoir si les opportunités dans le sport sont vraiment méritées ou simplement le fruit de circonstances. En tant que passionné de la lutte, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur l’impact de ces dynamiques sur l’intégrité des compétitions. La UFC sait jouer ses cartes, et comme spectateur, il ne reste qu’à patienter et à voir qui émergera cette fois !


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