Après une intense rencontre contre Taylor Fritz, Carlos Alcaraz a décidé de prendre un jour de repos, renonçant à sa séance d’entraînement. Ce mercredi, bien qu’il ne soit pas en pleine action, il veille tout de même à préserver son corps et sa santé mentale. Il pédale dans un petit gymnase situé à côté du court central, où les joueurs peuvent s’échauffer. À quelques mètres, Fritz ajuste son propre entraînement tandis qu’un peu plus loin, la mère de Ben Shelton déambule, cherchant son chemin dans ce labyrinthe. À l’écart, Alcaraz, âgé de 22 ans, est entouré de son équipe : Juan Carlos Ferrero, son entraîneur ; Samuel López, son assistant ; Juanjo Moreno, son kinésithérapeute ; Juanjo López, son médecin ; Alberto Lledó, son préparateur physique ; et David, son garde du corps à l’apparence intimidante mais au ton amical, qui veille sur lui à chaque instant. Alors qu’il se prépare à rencontrer la presse, il évoque avec simplicité sa façon de gérer les succès et les revers, abordant ses désirs tout en soulignant l’importance de rester ancré chez lui, où il n’est pas « Alcaraz », mais simplement Carlos.
—Vous avez remporté un match difficile contre Fritz, mais était-ce plus compliqué que la finale de Roland-Garros ? Vous sentez-vous parfois invincible ?
—Non, pas du tout. Des moments bien plus difficiles existent, comme à Paris ou hier, où j’ai failli perdre. L’invincibilité n’est pas de mise, et il est essentiel de reconnaître ses vulnérabilités. Cela sert de retour d’expérience pour progresser.
—Lorsque les choses ne se passent pas comme prévu, comment restez-vous lucide ?
—C’est un travail mental. Un seul point peut changer l’issue d’un match. Rester positif est crucial pour faire avancer les choses. Nous nous entraînons à garder la concentration pour mieux traverser les moments difficiles.
—Vous ressentez de la culpabilité lorsque vous perdez ?
—Bien sûr, c’est normal de ressentir cela. Presque tout dépend de nous, et la déception surgit lorsqu’on sait que l’on peut faire mieux. Mais cela nous oblige à progresser et à tirer des leçons de nos échecs.
—Comment gérez-vous les pensées négatives ?
—Je suis naturellement optimiste et j’essaie de tirer le positif de chaque situation, qu’il s’agisse d’une défaite ou d’un moment difficile. Cela me motive à améliorer mes performances lors des prochaines occasions.
—Parfois, vous devez réfléchir à votre parcours. Que ressentez-vous face à la monotonie de votre quotidien ?
—C’est vrai, l’année est longue et rythmée par les tournois. Je prends souvent du recul pour réfléchir à ce que je veux vraiment et à ce qui se passe dans ma vie.
—Sensations liées à la notoriété, est-ce que cela vous pèse ?
—Étant d’origine modeste, cette attention me rend parfois mal à l’aise. Je préfère les moments simples sans être sous le feu des projecteurs.
—Comment réagir à des jugements sur votre style de vie, notamment en soirée ?
—J’accorde de l’importance à m’amuser tout en restant professionnel. Certaines personnes ne comprennent pas que l’on peut jongler entre les deux sans compromettre le travail.
—Quelle est votre vision du succès ?
—Être chez soi avec les gens qui m’aiment, cela me procure une grande sérénité. Rester fidèle à soi-même est ce qui compte le plus.
Points à retenir
- Carlos Alcaraz jongle habilement entre célébrité et vie personnelle.
- Il reconnaît ses vulnérabilités et en tire des leçons pour progresser.
- Rester positif est vital au tennis, comme dans la vie.
- La relation avec son équipe est marquée par une communication franche.
- Le chemin vers le sommet du tennis est long et semé d’embûches.
Le parcours d’Alcaraz soulève naturellement des questions sur la gestion de la pression et des attentes. N’est-il pas fascinant de réfléchir à comment chacun de nous pourrait s’inspirer de son attitude positive pour surmonter nos propres défis, quels qu’ils soient ? Je ne peux m’empêcher de penser que la notoriété ne doit pas nous faire perdre notre authenticité.stellingen.