Le joueur de tennis Alexandre Bublik, actuellement classé onzième au monde, fait parler de lui non seulement pour ses performances sur le court, mais aussi pour son caractère enjoué hors du terrain. En 2023, il a remporté quatre titres et s’est illustré en battant plusieurs fois le talentueux Janik Sinner. Durant un événement à Saint-Pétersbourg, Bublik a pris quelques instants pour répondre à des questions variées, révélant une facette plus personnelle de sa vie.
Le style, la vie et ses passions
— Quel est le plus grand mythe sur les tennismen ?
— Que notre vie tourne uniquement autour du tennis. Ce n’est pas vrai.
— Quelle est la règle la plus absurde dans le tennis ?
— Aucune, tout est assez logique.
— Qui est votre icône de style ?
— David Beckham.
— Quel type de vêtements portez-vous quand vous êtes de bonne humeur ?
— Des vêtements confortables.
— Qui est votre ami le plus drôle ?
— Sergey Minaev.
— Quel super pouvoir aimeriez-vous avoir ?
— La téléportation.
— Dans quel tournoi recevez-vous le plus de soutien de vos fans ?
— Je ne peux pas en nommer un, mais Astané, Saint-Pétersbourg et Rome me viennent à l’esprit.
— Pensez-vous que le monde du tennis tourne autour de l’argent ?
— À cent pour cent. Je ne vois pas de mal à cela.
— Y a-t-il une forme d’art qui ne vous touche pas ?
— Non, j’apprécie beaucoup la peinture, l’opéra et le théâtre.
— Si un film était fait sur votre vie, qui vous interpréterait ?
— Ivan Yankovsky.
Passions intimes
— Quelle est votre habitude la plus désagréable ?
— Je me couche souvent tard.
— Quel est votre livre préféré ?
— « Faust » de Goethe.
— Que feriez-vous pour un carnaval ?
— Je me déguiserais en John McEnroe (rires).
— Préférez-vous les chats ou les chiens ?
— Les chats.
— Qu’est-ce qui vous empêche de dormir ?
— Une bonne compagnie.
— Un fait surprenant à propos de vous ?
— Je passe beaucoup de temps à jouer à des jeux vidéo.
— Quel est votre film préféré ?
— « Snatch » de Guy Ritchie.
— Vos trois villes préférées où vivre ?
— Monaco, Saint-Pétersbourg et Astana.
— Quel est l’achat le plus cher que vous ayez fait (hors immobilier) ?
— Une voiture.
— Quelle est votre voiture préférée ?
— Je ne suis pas particulièrement passionné par les voitures, mais disons un Rolls-Royce Cullinan.
L’importance de rester authentique
— Quel est votre plus grand accomplissement ?
— Être encore dans le tour à 28 ans et maintenir un bon classement.
— Qui est votre meilleur ami sur le circuit ?
— Celui vers qui je me tournerais en cas de besoin, c’est Karen Khachanov.
— Parmi vous quatre (Medvedev, Rublev, Khachanov et vous), qui est le plus fort ?
— Sans aucun doute, Daniil. Il a été numéro un mondial et a gagné des titres majeurs.
— Croyez-vous que Medvedev reviendra en haut du classement ?
— Je crois qu’il finira de nouveau dans le top 5, cela arrive à tous les joueurs.
— Qu’est-ce qui a contribué à votre percée cette saison ?
— Une combinaison de facteurs. On s’entraîne tous pas mal et parfois, il suffit que tout clique à un moment donné.
Points à retenir
- Les stéréotypes sur les joueurs de tennis sont autant de fables que d’histoires à raconter.
- La nuit, même les athlètes se détendent et ont des habitudes peu glorieuses.
- Les amitiés dans le sport peuvent se mesurer par le soutien réel, pas seulement par la gloire.
- La passion pour les arts est un bon moyen de sortir de l’univers compétitif du tennis.
- À 28 ans, rester sur le circuit est déjà un exploit, mais encore faut-il le faire avec une touche d’humanité.
En observant le parcours de Bublik, j’en viens à me demander : jusqu’où peut aller un athlète qui reste soi-même face à l’énorme pression du monde du sport ? Peut-être que sa recette réside dans cette authenticité, cette capacité à se rappeler ce qu’est la vie en dehors des lignes de service. Un rappel que nous gagnerons tous à garder à l’esprit.