Éduquer, c’est aussi prendre des décisions difficiles aujourd'hui pour préserver l'estime de soi, la sécurité et la santé émotionnelle.

Pour beaucoup, Novak Djokovic est le meilleur joueur de tennis de tous les temps. Avec la retraite de Rafa Nadal et Roger Federer, le Serbe est désormais le détenteur du plus grand nombre de titres du Grand Chelem, portant son palmarès à 24 victoires.

Derrière cette figure emblématique du sport, se cache un homme de famille. C’est d’ailleurs cet aspect de sa vie qui a récemment suscité des réactions. Lors d’une interview accordée à la chaîne serbe Blic, il a révélé que ses enfants, âgés de huit et onze ans, n’ont pas encore de téléphone mobile. « Ils n’ont pas de téléphone à eux et ne l’auront pas tant qu’ils ne seront pas suffisamment matures », a-t-il précisé.

Pour mieux comprendre cette décision, la revue HOLA! a sollicité l’avis d’Elvira Perejón, neuroéducatrice et spécialiste en neuropsychologie de l’enfant. Elle a salué l’approche de Djokovic : « En termes de neuroéducation et de bien-être numérique, cette décision me paraît cohérente et responsable. »

Elvira Perejón
Elvira Perejón
Cédées

La neuropsychologue a également partagé son point de vue sur l’utilisation des téléphones portables chez les jeunes enfants. Elle a déclaré : « Il ne s’agit pas de diaboliser la technologie, mais de comprendre qu’un smartphone n’est pas qu’un simple téléphone, c’est une porte ouverte aux réseaux sociaux, à Internet et à des données personnelles pour lesquelles le cerveau des enfants n’est pas encore prêt. »

Les enfants doivent d’abord comprendre ce que cache Internet

Comment savoir si notre enfant est apte à avoir un smartphone ? Selon Perejón, ils doivent d’abord acquérir certaines compétences essentielles, comme la maîtrise du temps passé devant un écran, la protection de leur vie privée, la conscience que de nombreuses informations sur Internet sont fausses, et ne pas être trop dépendants des validations extérieures.

Pour conclure, la neuropsychologue assure qu’il n’est pas nécessaire d’offrir un smartphone à des enfants, car il existe d’autres alternatives pour rester en contact. Par exemple, des téléphones basiques sans accès à Internet ou des montres permettant des appels limités. « Ces options répondent aux besoins de sécurité et de communication sans exposer les enfants à des risques inutiles », conclut-elle.

Points à retenir

  • Djokovic privilégie une approche réfléchie concernant l’utilisation des smartphones par ses enfants.
  • La neuroéducation offre des éclairages intéressants sur le développement des compétences numériques.
  • Des alternatives aux smartphones existent pour assurer la sécurité des enfants.
  • Il est essentiel d’apprendre aux enfants à naviguer prudemment dans un monde numérique saturé.

En tant qu’observateur de la société actuelle, je me demande : jusqu’où irons-nous dans notre dépendance à la technologie ? Les décisions de figures telles que Djokovic peuvent-elles vraiment modifier les comportements des familles ? Chaque parent devrait trouver son propre équilibre, et cette réflexion pourrait être le premier pas vers une éducation numérique plus consciente. Car au fond, nous avons tous quelque chose à apprendre de cette époque numérique où équilibre et sagesse doivent diriger nos choix.


Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *