Dmitriy Tursunov, ancien entraîneur de la talentueuse joueuse biélorusse Aryna Sabalenka et ancienne vingtième raquette mondiale, a récemment partagé ses réflexions sur sa longue pause dans le coaching.
— Cela fait un moment que l’on ne t’a pas vu sur le circuit. Comment se passent les choses pour toi actuellement ? Es-tu en pause ?
— Oui, pour l’instant, je ne travaille avec personne de manière régulière. J’ai quelques joueurs avec qui je collabore épisodiquement, mais je n’ai pas d’engagement permanent. Dans l’ensemble, tout va bien pour moi.
— Donc tu es ouvert à de nouvelles opportunités, mais rien de concret ne se présente actuellement.
— Honnêtement, il y a différentes nuances. Pour le moment, je n’ai pas reçu d’offres sérieuses venant du circuit professionnel. Il y a probablement des opportunités, mais si je ne fais pas un effort pour contacter les managers, il est peu probable qu’elles se présentent. Mais pour l’instant, je ne vois rien de particulièrement excitant.
— As-tu eu des contacts avec le circuit WTA au cours de l’année passée ?
— Je ne saurais dire à quelle fréquence. J’ai reçu quelques propositions, mais rien de vraiment significatif. Il y avait un joueur qui souhaitait discuter, mais après un échange, il a disparu. Je n’ai pas insisté non plus avec des appels ou des messages.
— Pour toi, c’est un signe que l’engagement n’était pas si fort de sa part ?
— Absolument. Si un joueur dit vouloir rencontrer un coach pour discuter d’une collaboration potentielle mais ne suit pas, cela montre que cela ne lui tenait pas à cœur. Donc, je reste serein : si cela se fait, tant mieux, sinon ce n’est pas grave.
— Alors, pour toi, l’initiative doit venir du joueur ?
— Oui, c’est ma conviction. Je connais des entraîneurs qui cherchent à se faire remarquer par les joueurs, en félicitant leurs succès ou en glissant des suggestions discrètes. Mais je trouve cela un peu manipulatif, donc j’essaie de m’en tenir éloigné.
— Pour rappel, Tursunov a mis un terme à sa carrière de joueur professionnel en 2017 et a rapidement embrassé le métier d’entraîneur.
— De 2017 à 2019, puis quelques mois en 2020, il a coaché Aryna Sabalenka, avec qui il a connu un franc succès, amenant la biélorusse dans le top 10 mondial et à remporter l’US Open en double.
— Par la suite, il a également entraîné Anett Kontaveit, qui a remporté cinq titres sous sa direction. En 2022, il a brièvement travaillé avec Emma Raducanu avant de coacher Belinda Bencic, qui a remporté deux tournois avec lui.
Points à retenir
- La quête d’un entraîneur peut parfois ressembler à une chasse aux trésors : il faut savoir être patient.
- Les opportunités ne tombent pas toujours du ciel ; une petite discipline dans la recherche n’est jamais superflue.
- La volonté de collaborer doit venir des deux parties — un peu comme un tango : il faut être deux pour danser.
- Tout le monde a ses méthodes, mais, certains, comme Tursunov, préfèrent adopter un style plus sobre.
- Cela dit, les défis d’un entraîneur tournent parfois autour de la recherche incessante de motivation des joueurs.
En observant la situation, je me demande si vraiment l’entraîneur doit toujours faire le premier pas. N’est-il pas temps que les joueurs prennent également des initiatives ? L’univers du sport, après tout, est souvent un jeu d’interactions à multiples facettes. J’attends avec impatience de voir comment cette dynamique évoluera. En tant que journaliste, je pense qu’il est essentiel de rappeler que chaque point de vue a son importance et qu’il serait bon d’entendre davantage les voix des entraîneurs dans cette sphère.