dim. Juil 19th, 2026

Leyre Romero : Premiers pas éclatants dans le Grand Chelem et ambitions à Valencia

Le cœur de Leyre Romero, jeune joueuse valencienne née en 2002, bat la chamade. D’un côté, la fierté d’avoir disputé pour la première fois un tournoi du Grand Chelem à Roland-Garros, signant quatre victoires consécutives entre les qualifications et le tableau principal. De l’autre, la déception d’une élimination au deuxième tour du BBVA Open Internacional de Valencia 2025, face à la joueuse allemande Mona Barthel (6-3, 3-6, 6-4) dans son tournoi à domicile, devant son public.

Accompagnée de son entraîneur José Luis Aparisi et du staff de l’Académie DECTRA, Leyre fait le point dans une interview qui révèle son naturel et sa sincérité. Même si elle savoure les moments positifs, celle qui est classée 133e mondiale sait que sa progression reste un processus.

« Quel goût a ton premier Grand Chelem ? »

L’expérience du tableau final d’un Grand Chelem est incomparable. « Même accéder au tableau principal change tout : on passe dans un autre vestiaire, on croise les joueuses du top 10, et on se surprend à se demander ‘Mais qu’est-ce que je fais ici ?’ Pourtant, ça aide à se sentir partie intégrante de ce circuit, souvent perçu à la télévision comme une galaxie à part », confie-t-elle.

Leyre souligne aussi une atmosphère froide : chacune évolue en solitaire, très concentrée sur son équipe, contrairement à sa nature, plutôt sociable. Elle admire par exemple Carlos Alcaraz, qui, malgré son rang de numéro 2 mondial, reste proche et accessible.

Les hauts et les bas d’une carrière en construction

Avant Roland-Garros, elle venait de traverser une période difficile, accumulant défaites et doutes. « J’étais sans rythme, sans confiance, mais je me suis attachée à rester solide et combattante, point par point. C’est comme ça que les victoires ont commencé à venir. » Son tirage lui a réservé des oppositions équilibrées, notamment contre Tiantsoa Rakotomanga, une ancienne partenaire d’entraînement connue de l’Académie, et Liudmila Samsonova, 20e mondiale, qui lui a donné un match intense et formateur.

Leyre reconnaît que le rythme et la puissance sont désormais des traits dominants au sommet du tennis féminin : « Toutes frappent fort, certaines même à outrance. Pour suivre, il faut hausser la vitesse. Jouer contre des adversaires aussi rapides et précises demande une adaptation que je suis encore en train de développer. Heureusement, je m’entraîne souvent avec des hommes ici à Valencia, où le tempo est encore supérieur. »

Une joueuse différente par sa stratégie et sa constance

Alors que le tennis moderne privilégie souvent la brute force, Leyre cultive un style plus complet : « J’aime bien prendre le contrôle du point, varier le jeu, mêler puissance, coupées et touches délicates comme la balle courte. C’est venu naturellement, même à douze ans, j’aimais déjà les dejadas. »

Elle préfère travailler ses points faibles plutôt que de miser uniquement sur ses forces et souligne la difficulté d’une progression plus lente, mais plus régulière. « Ce n’est pas un style flash où tu écrases tout, il faut de la constance et beaucoup d’efforts. » Elle aime pouvoir toujours s’appuyer sur son endurance et sa polyvalence, même dans les passages à vide.

Des racines familiales solides et une motivation intacte

Très attachée à son grand-père, elle lui dédie chaque victoire : « C’est lui qui a fait entrer le tennis dans notre famille. Jusqu’à la fin, il jouait au club chaque semaine. C’est grâce à lui que j’ai commencé, puis ensuite mon père m’a entraînée. »

Jouer à Valencia est une joie particulière : « Même si le circuit est sur herbe ailleurs avant Wimbledon, je ne voulais pas manquer ce tournoi, chez moi, devant ma famille et mon équipe. »

Les objectifs pour 2025

L’ambition est claire : rejoindre le top 100 mondial et s’imposer régulièrement dans les grands tableaux de Grand Chelem. Pour cela, il faut encore progresser et accumuler de l’expérience. « Je me sens plus proche que jamais, ayant déjà franchi le cap du top 150 par le passé, mais sans l’expérience du circuit WTA. Aujourd’hui, je sais que je suis prête. »

Et pour conclure sur une touche légère : « Si je finis l’année dans le top 100, la paella valencienne est pour vous ! »

Leyre Romero à Roland Garros
Leyre Romero lors d'un match au WTA de Valencia
Leyre Romero s'entraînant avec José Luis Aparisi

Points à retenir

  • Le passage du circuit ITF au WTA est un saut spectaculaire, autant dans la vitesse du jeu que dans la gestion mentale.
  • Une carrière basée sur la constance et la diversité tactique semble moins glamour, mais sûrement plus durable.
  • L’isolement entre joueuses lors des tournois majeurs : un monde où le business prime sur la camaraderie… pas très chaleureux, mais pratique pour survivre en compétition.
  • Être proche de sa famille et de son équipe, comme Leyre à Valencia, semble un simple luxe pour certains joueurs mais un véritable moteur.
  • Le top 100 est le saint Graal pour toutes, car il ouvre la porte aux grands rendez-vous et aux sourires (ou grimaces) des sponsors.

En somme, Leyre Romero trace son sillon avec détermination, goût du travail bien fait et un soupçon d’humour bienvenu. Entre la réalité brute du circuit et ses rêves de victoire à domicile, elle semble consciente que rien ne se gagne sans efforts. En attendant, qu’on prépare donc la poêle à paella… parce que si la route est aussi longue que les matchs, elle ne manque pas de saveur. À quand la première ligne dans les annales des grands tournois ? Je parie que ce sera un vrai régal – et pas seulement sur le court.


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By Jordan Jarson

Entrepreneur passionné par le business web et le webmarketing, j'ai mon propre site e-commerces et je m'occupe d'améliorer sa visibilité en ligne. À temps perdu, je fouille le net à la recherche de pépites que je partage à la communauté.

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