Serena Williams a tiré sa révérence au tennis professionnel le 9 août 2022, après plus de deux décennies à naviguer au sommet de son sport. Cette icône américaine a véritablement marqué l’histoire du tennis. Trois ans après ce moment décisif, elle se livre sans réserve lors d’une interview exclusive avec Porter, la revue numérique de Net-A-Porter, où elle évoque les défis majeurs rencontrés tout au long de sa carrière et les obstacles surmontés pour atteindre les sommets.
Williams a particulièrement abordé les critiques qu’elle a subies concernant son physique, un sujet sensible qu’elle n’hésite pas à explorer en profondeur dans cette récente interview. « C’était difficile au début, car mon corps était différent. J’avais une forte poitrine et des hanches larges. Pendant ce temps, toutes les autres athlètes semblaient très minces et élégantes, mais pas de la même manière. En tant qu’athlète, j’avais du mal à gérer cela. Mentalement, c’était lourd. On a souvent l’impression d’être en forme toute sa vie, mais en regardant en arrière, je réalise que oui, j’avais des muscles, mais je ne ressemblais pas aux autres filles », confie-t-elle.
Ces critiques ont profondément blessé Serena à seulement 17 ans, mais elle a choisi de se protéger en ne lisant jamais d’articles à son sujet. « J’étais jeune, mais j’ai pris la décision de ne pas lire d’avis négatifs. Si c’était péjoratif, je ne voulais pas le voir. Depuis, je n’ai plus jamais lu d’article sur moi. Aujourd’hui, les jeunes filles ne se font plus traiter comme nous l’étions. Des comparaisons avec des hommes, c’était fréquent », souligne-t-elle avec un soupçon de désillusion.
Depuis sa retraite, Serena Williams prend soin d’elle-même, affichant à 44 ans une forme physique impressionnante. Elle a réussi à transcender l’image de l’athlète à la stature imposante qui avait suscité tant de critiques.
Points à retenir
- Serena Williams a su braver les jugements sur son physique avec une force mentale remarquable.
- Elle a choisi de ne plus s’infliger le poids des mots négatifs dès son jeune âge.
- Les standards de beauté sont souvent biaisés, et l’acceptation de soi reste un enjeu pour les athlètes d’aujourd’hui.
- Une carrière marquée par l’adversité peut mener à une renaissance personnelle et professionnelle.
Avec tout cela en tête, je me demande si les normes physiques dans le sport continueront d’évoluer. Les jeunes athlètes d’aujourd’hui ressentent-elles encore cette pression? Il serait encourageant de voir une nouvelle génération vivre le sport sans ces contraintes héritées, tout en s’acceptant pleinement. C’est un dilemme qui mérite d’être exploré et, en tant que journalistes, nous avons la responsabilité d’amener ces discussions à la lumière.