Roland-Garros : Jasmine Paolini prolonge sa série victorieuse et rejoint les huitièmes de finale
Jasmine Paolini continue d’impressionner sur la terre battue de Roland-Garros. La joueuse italienne, tête de série n°4, a dominé la jeune Ukrainienne Yuliia Starodubtseva, issue des qualifications, 6-4, 6-1 sur le court Philippe-Chatrier vendredi soir. En seulement 1h09 de jeu, Paolini s’est qualifiée pour la deuxième semaine du tournoi, confirmant sa forme exceptionnelle.
Cette performance marque la cinquième fois en six tournois du Grand Chelem que Paolini atteint les huitièmes de finale, avec désormais neuf victoires consécutives à son actif. La semaine précédente, elle avait inscrit son nom dans l’histoire en remportant à Rome le tournoi Internazionali BNL d’Italia — une première pour une Italienne depuis quarante ans.
Le prochain défi de Paolini ? Une autre Ukrainienne, la tête de série n°13 Elina Svitolina. Cette dernière a remporté un duel serré face à l’Américaine Bernarda Pera (7-6(4), 7-6(5)) après 2 heures et 13 minutes de combat. Paolini et Svitolina se retrouvent pour la deuxième fois consécutive dans un tournoi du Grand Chelem ; leur unique confrontation précédente s’était soldée par une victoire surprise de Svitolina à l’Open d’Australie 2025.
Une étoile montante à suivre
Yuliia Starodubtseva a su tirer son épingle du jeu lors des qualifications au Grand Chelem. Ancienne universitaire à Old Dominion en Virginie, elle est devenue la première joueuse en 2024 à se qualifier pour les tableaux principaux des quatre majeurs la même année. Bien qu’éliminée face à Paolini, elle reste seulement la troisième lucky loser de ce millénaire à atteindre le troisième tour à Roland-Garros.
Un match sous tension
Le début de rencontre a été rythmé avec plusieurs breaks réussis, et Paolini a dû s’attacher à redresser la barre pour revenir à égalité à 2-2. Sa puissance et sa précision du coup droit se sont progressivement affirmées, lui permettant de conserver son service et de conclure la première manche sur un échange impressionnant ponctué d’une amortie gagnante.
La deuxième manche fut plus tranquille, même si Paolini a été brièvement poussée dans ses retranchements lors du dernier jeu avant de finalement s’imposer.
« Les premiers jeux ont été difficiles, j’ai dû m’adapter aux conditions, mais j’ai ensuite beaucoup mieux joué. Je suis heureuse d’être en huitièmes ici à Roland-Garros », a déclaré Paolini.
Svitolina souffre mais s’impose
Elina Svitolina a quant à elle dû batailler ferme pour écarter Bernarda Pera, spécialiste de la terre battue. Menée au premier set, elle l’a finalement emporté en tie-break avant de déjouer les multiples tentatives de Pera au second set. Son dernier coup de raquette, un revers long de ligne parfaitement placé, lui a permis de conclure ce match marathon.
Avec cette victoire, Svitolina totalise 15 succès sur terre battue en tournoi majeur cette année, le meilleur résultat de la saison, et elle tentera de décrocher son cinquième quart de finale à Paris.
Points à retenir
- Jasmine Paolini confirme qu’elle n’est pas seulement une surprise italienne, mais une valeur sûre des grands tournois.
- La résilience de Yuliia Starodubtseva en qualifications est à saluer, même si franchir Paolini était peut-être un défi un peu trop ambitieux pour elle.
- Elina Svitolina, reine de la terre battue dans l’ombre des projecteurs, garde un mental à toute épreuve et sait renverser des situations délicates.
- L’Italienne Sara Errani reste une référence incontournable, puisque Paolini est la première compatriote à surfer sur une telle continuité à Roland-Garros depuis elle.
- Le suspense est bien loin d’être terminé : Paolini et Svitolina nous promettent une deuxième manche explosive, à suivre avec attention.
Alors, tandis que Paolini dévore ses adversaires comme on mange un croissant chaud, et que Svitolina s’arrache chaque point comme une Parisienne lors des soldes, on se dit que le tennis féminin à Roland-Garros n’a pas fini de nous réserver des rebondissements. À ce rythme, je me demande bien qui aura encore le souffle pour suivre… Mais bon, entre nous, quand le spectacle est là, qui s’en plaint ?