Le Kazakh Omarhanov poursuit l’aventure en quarts de finale, en simple, du même tournoi en Tunisie
En République d’Astanа, trois joueuses kazakhes — Aysyljan Arystanbekova, Inkar Düsebay et Aroujan Sagandikova — ont atteint les demi-finales en double lors du tournoi de la série W15.
À domicile, Arystanbekova et Düsebay évoluent sous la bannière de World Tennis (l’ancienne ITF, récemment passée par un rebranding). Le duo kazakh, tête de série numéro 1, a croisé en quarts de finale le tandem russe composé de Daria Belyaeva et Ekaterina Toupitsyna. Le match a duré 1 h 15, en trois sets : 6-2 pour les Kazakhes, puis 1-6 pour les Russes. Le sort s’est finalement joué dans le super tie-break, remporté par Arystanbekova et Düsebay sur le score de 11-9, leur donnant rendez-vous en demi-finale.
Vendredi 17 juillet, elles affronteront un autre duo russe : Emma Mamedova et Polina Starkova. Jeudi, Mamedova et Starkova ont disposé du duo Sandoughach Kenzhibayeva (Kazakhstan) / Zeil Desai (Inde), dans une rencontre serrée — près de deux heures — également conclue par un super tie-break. Cette fois, la victoire est tombée 10-6 pour Mamedova et Starkova.
Dans l’autre partie du tableau, Aroujan Sagandikova, associée à Maria Sholohova, a offert un moment marquant : elles ont battu en quarts le deuxième duo du tournoi, Kristina Kroyter et Ekaterina Maklakova. Après une première manche perdue 3-6, Sagandikova et Sholohova ont enchaîné avec un 6-0 pour reprendre l’avantage. Puis, au super tie-break, elles ont confirmé avec un succès 10-6 et se sont qualifiées pour les demi-finales, où elles défieront vendredi les Japonaises Rinko Matsuda et Sera Nishimoto, têtes de série numéro 4.
Côté simple, aucune des quatre Kazakhes engagées n’a franchi le cap du deuxième tour. Aïa Noupbay s’est inclinée face à la première raquette du tournoi, la Russe Viktoriya Milovanova, en trois sets (6-2, 2-6, 2-6). Kenzhibayeva a également cédé, face à la huitième joueuse de la tête de série, l’autre Russe Ekaterina Toupitsyna, sur le même format (6-4, 0-6, 0-6). Sagandikova, têtes de série n°7 en simple, a perdu contre la Sud-Coréenne Jang Go-eul (2-6, 1-6), tandis qu’Arystanbekova a été devancée par Kroyter, troisième raquette du tableau (5-7, 7-5, 6-7, 4-7).
Pendant ce temps, en Tunisie, dans le tournoi de série M15, toujours sous l’égide de World Tennis, un autre Kazakh, Amir Omarhanov, s’est qualifié pour les quarts de finale en simple. Au classement ATP, il pointe à la 641e place. À Monastir, il est d’ailleurs tête de série n°3. En deuxième tour, il a affronté le Russe Egor Pleshivtsev (949e mondial) et l’a battu en deux manches : 7-6 (7-3), puis 3-0, avec un arrêt de match de la part de son adversaire.
Vendredi 17 juillet, Omarhanov jouera contre le Français Charle(s) Bertimon (1101e au classement mondial). En double, il était associé à Nikita Yanin, également tête de série n°1. Mais en quarts, le duo n’a pas su confirmer : il s’est incliné contre des Italiens non têtes de série, Enrico Rossellini et Giulio Stella — 4-6, 6-3, 8-10.
Points à retenir
- Arystanbekova et Düsebay ont transformé un premier set très maîtrisé en victoire décisive au super tie-break (ça, c’est l’art de “rester calme” quand le match s’agite).
- Les demi-finales en double kazakhes s’annoncent nettement plus ambitieuses… mais aussi plus exigeantes, avec deux duos russes au programme pour commencer.
- En simple, le tableau n’a pas fait de cadeau : les Kazakhes éliminées dès le deuxième tour devront sans doute revoir leurs réglages, surtout en fin de match.
- De son côté, Omarhanov garde le rythme en Tunisie, avec un quarts de finale contre un Français du milieu de tableau mondial — parfait pour pimenter l’objectif.
Au fond, ce qui me frappe, c’est le contraste : en double, les Kazakhes avancent et s’organisent, tandis qu’en simple, ça se joue au détail. Et moi, en journaliste, je trouve ça justement intéressant : la progression ne vient pas “d’un coup”, elle se construit — set après set — avec une vraie responsabilité face aux matchs qui comptent.