Une tenniswoman titrée renoue avec ses racines à 24 ans en disant adieu à la Russie !

La tenniswoman Kamilla Rakhimova, initialement vue comme une promesse du sport russe, a récemment décidé de changer de nationalité. Elle représentera désormais un pays qui s’efforce de recruter des athlètes russes.

Kamilla Rakhimova en action

Kamilla Rakhimova / Photo : © Minas Panagiotakis / Stringer / Getty Images Sport

Des débuts en Russie

Née en août 2021 dans une famille d’athlètes, Rakhimova a baigné dans le monde du sport dès son enfance. Son père, Stanislav, était impliqué dans la natation, le triathlon et le tir, tandis que sa mère, Roufina, a fait ses preuves dans le tennis et a été l’une des meilleures jeunes joueuses de la République socialiste soviétique d’Ouzbékistan. Son frère aîné, Timur, partage également cette passion pour le tennis.

C’est à Ekaterinburg, en Russie, qu’elle a développé son talent. D’abord formée par sa mère, elle a ensuite été coachée par Ioulia Pilchikova. Après avoir remporté un championnat d’Europe pour les moins de 16 ans, elle a signé un contrat avec la Fédération de tennis de Russie, lui permettant de financer ses déplacements pour des tournois internationaux. En 2017, elle atteint les demi-finales du championnat junior de l’US Open en double.

Rakhimova a connu ses meilleures performances en double, avec trois titres en tournois WTA à son actif. Son plus grand succès en simple est survenu lors d’un tournoi WTA 125 à Guadalajara en 2024, où elle a atteint le 60ème rang mondial — un autre jalon significatif pour sa carrière.

Kamilla Rakhimova en compétition

Kamilla Rakhimova / Photo : © Hector Vivas / Staff / Getty Images Sport

« Vers de nouveaux succès sous le drapeau ouzbek »

Bien que Kamilla ne soit pas encore une superstar du tennis, elle jouit d’une certaine reconnaissance parmi les amateurs de ce sport en Russie. En 2023, elle avait exprimé que le changement de nationalité était possible, mais sans se prononcer fermement.

La Fédération de tennis d’Ouzbékistan a récemment annoncé son changement de nationalité, qualifiant cet événement d’« hautement symbolique » en raison de ses racines familiales.

— La venue de Kamilla Rakhimova au sein de notre équipe nationale est un moment d’une importance historique. Elle est déjà perçue comme une joueuse compétitive, capable de rivaliser avec les meilleures mondialement. Nous sommes ravis de l’accueillir et sommes convaincus qu’elle va réaliser de grandes choses sous notre bannière, a déclaré Sardar Kamilov, le secrétaire général de la fédération.

Rakhimova n’est pas la première athlète récemment recrutée par les instances sportives ouzbèkes. Des figures comme le lutteur Razambek Jamalov, médaillé d’or aux Jeux Olympiques de Paris, ainsi que les patineurs artistiques Dmitri Chigirev et Ekaterina Geinish, ont également fait le saut. D’autres tenniswomen, comme Maria Timofeeva, ont également choisi de représenter l’Ouzbékistan sur la scène internationale.

Points à retenir

  • Kamilla Rakhimova a fait ses débuts en Russie avant d’opter pour l’Ouzbékistan.
  • Elle a des liens familiaux avec ce pays qui lui donnent une dimension historique.
  • Son parcours rappelle celui d’autres athlètes qui ont changé de nationalité pour des raisons sportives.
  • Un certain engouement pour le tennis ouzbek se dessine avec de nouvelles figures sur la scène internationale.

Ce tournant dans la carrière de Rakhimova soulève des interrogations sur les choix des athlètes face à la nationalité. Comme beaucoup de ses pairs, elle semble tirer profit des nouvelles opportunités tout en gardant à l’esprit son héritage culturel. Alors, que penser de ces migrations sportives ? Peut-être est-ce le reflet d’une époque où les frontières s’effacent au profit de la compétition ? En tant que journaliste, je ne peux qu’observer cette évolution avec un intérêt vigilant.


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