dim. Juil 19th, 2026

Le syndicat Franceis CGT a appelé à deux journées de grève cette semaine, les premières prévues mercredi et jeudi, juste avant le long pont de la Pentecôte.

Mercredi, ce sont principalement les conducteurs de trains qui sont appelés à cesser le travail, pour faire pression sur la direction de la SNCF en faveur d’une augmentation des primes.

Jeudi, la CGT élargit le mouvement à une grève dite « générale », touchant plusieurs secteurs, notamment les transports ferroviaires et publics.

Le syndicat invite les salariés, qu’ils travaillent dans le public ou le privé, à manifester pour leurs retraites, leurs emplois et leurs salaires.

Dans son communiqué, la CGT réclame une hausse des salaires, une baisse du coût de la vie, tout en réaffirmant son opposition à la réforme des retraites de 2023 et à la suppression envisagée du crédit d’impôt de 10 % accordé aux retraités.

Quelle ampleur pour les perturbations ?

Ces deux journées de grève sont uniquement soutenues par la CGT, sans appui des autres syndicats majeurs. Bien que la CGT soit la principale représentante des conducteurs à la SNCF, l’impact sur le réseau ferroviaire risque de rester limité en l’absence de mobilisation collective plus large.

D’autres syndicats, comme Sud Rail ou le collectif ASCT, favorisent des actions moins prévisibles, mais à ce stade, aucun rassemblement supplémentaire n’a été annoncé pour mercredi et jeudi.

Les cheminots doivent notifier leur intention de grève 48 heures à l’avance.

Selon la SNCF, les perturbations devraient rester mineures mercredi et jeudi, avec une circulation normale des TGV, Intercités, TER et Transilien, sauf imprévus.

Il reste conseillé de consulter le site TER de votre région avant tout déplacement, particulièrement sur les lignes régionales.

Jeudi, jour de la grève générale CGT, des perturbations sont attendues dans certains transports urbains. À Paris, la circulation sur la ligne RER B, reliant le centre-ville à l’aéroport Charles-de-Gaulle, pourrait être affectée.

À Nice, les trams et bus seront à l’arrêt, selon les informations locales.

Des manifestations sont prévues dans plusieurs villes à travers la France. À Paris, le rassemblement débutera à 14h à l’École Militaire, tandis qu’à Lyon, il commencera à 11h place d’Arsonval.

Qu’en est-il des suites ?

La CGT a également programmé une grève des contrôleurs de train, prévue mercredi 11 juin, pour défendre de meilleures rémunérations. Jusqu’à présent, cette initiative reste isolée.

Points à retenir

  • La grève, exclusivement portée par la CGT, risque de rester une animation plutôt qu’une véritable paralysie du réseau.
  • Les autres syndicats semblent préférer manœuvrer dans l’ombre avec des actions moins prévisibles, ce qui laisse la place à quelques surprises potentielles.
  • Pour ceux qui comptaient voyager sans sourciller, mieux vaut un petit coup d’œil au site TER régional, histoire d’éviter la surprise du quai désert.
  • Le mouvement s’inscrit dans une logique plus large de contestation contre les réformes sociales, en particulier la réforme des retraites et en réponse à la suppression du crédit d’impôt pour les retraités.
  • Les manifestations du jeudi ne seront pas seulement une affaire de trains, mais pourraient aussi mettre à mal les bus et métros dans certaines grandes agglomérations.

Et au final, on se retrouve encore à cette fameuse tradition Franceise : faire grève pour préserver un système que l’on dit vouloir réformer. On applaudit la volonté de défendre ses droits, bien sûr, mais au fond, combien de ces mouvements auront un effet durable ? Entre négociations interminables et appels à la mobilisation sporadiques, on peut se demander si le statu quo n’est pas finalement la vraie recette du changement. Ou alors, il faudra qu’un jour, les trains arrivent vraiment à l’heure… Mais ne rêvons pas trop !


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