Robert Kincaid, originaire du quartier de Tullycarnet, devait arriver à Dublin le soir du 17 juillet, mais il n’a jamais embarqué sur son vol.
Âgé de 38 ans, ce travailleur sur plateforme pétrolière revenait d’une mission en Afrique de l’Ouest, au Bénin, et devait prendre une correspondance à l’aéroport Charles de Gaulle à Paris.
Louis Kincaid, le frère de Robert, explique que son frère avait déjà travaillé en Afrique centrale auparavant.
Le dernier contact connu avec Robert remonterait à un appel vidéo passé depuis un bar de l’aéroport.
Louis confie : « Je crois qu’il était simplement au bar de l’aéroport, en train de discuter. D’après ce que je sais, rien d’anormal ou de suspect n’a été dit. »
Il ajoute : « Ils s’amusaient juste un peu au téléphone. Robert est très sociable, il a peut-être rencontré quelqu’un dans ce bar — nous n’en savons rien. »

Un ami a tenté de rappeler Robert, mais c’est une inconnue qui a décroché. Selon Louis, ils semblaient dans un bâtiment avec un toit en tôle et ont expliqué, avec un anglais approximatif, que la batterie du téléphone était à plat.
Un second appel a été décroché par une femme, mais la conversation n’a pas pu être comprise avant que la communication soit brusquement interrompue. Depuis, Robert reste injoignable.
Les messages envoyés via WhatsApp et autres réseaux sociaux ne sont plus délivrés.

Louis déclare : « Nous sommes dans le brouillard. Nous avons contacté la police d’Irlande du Nord et l’ambassade — ils font un travail remarquable, je tiens à saluer les deux collaboratrices qui nous assistent. »
Il poursuit : « C’est compliqué avec les restrictions imposées par la protection des données (RGPD) concernant les personnes disparues, cela ressemble à une succession d’obstacles. »
Après avoir contacté la police d’Irlande du Nord, Louis a été redirigé vers les autorités françaises, mais il rencontre des difficultés pour obtenir des réponses depuis l’Irlande du Nord.
Louis et un ami de la famille prévoient de se rendre à Paris ce mercredi pour rencontrer des responsables de l’ambassade britannique, qui les aideront à collaborer avec la police locale.
« Quelqu’un doit nous accueillir à l’aéroport, » raconte Louis. « Le ministère des Affaires étrangères a organisé cela. Ils vont aussi nous aider avec la traduction et nous déposerons une déclaration officielle de disparition à Paris. Ensuite, nous prévoyons d’afficher des avis de recherche un peu partout. »
Louis ajoute : « Robert n’a aucun contact en France, mais c’est quelqu’un de très ouvert, il pourrait facilement nouer des amitiés. »
Il confie que l’inquiétude grandit dans la famille au fil des jours. « Ils tiennent le coup, mais c’est cette incertitude qui pèse. Notre mère ne dort plus beaucoup, ça commence à devenir lourd. »
La police parisienne a été sollicitée pour un commentaire.
Points à retenir
- Robert Kincaid, 38 ans, disparu après un passage par un bar de l’aéroport Charles de Gaulle.
- La dernière communication officielle était une vidéo avec un ami, sans signe apparent de problème.
- Les appels suivants ont été décroché par des inconnus dans des conditions troubles, sans suite.
- La famille fait face à des barrières administratives et réglementaires, notamment le RGPD, qui freinent les recherches.
- Le soutien de l’ambassade britannique est un soulagement, mais la coopération franco-britannique reste un casse-tête logistique.
- Robert, sociable et habitué des voyages, ne laisse derrière lui aucune piste claire ni contact local.
En somme, un mystère moderne à l’ère du numérique où malgré les technologies de communication, une personne peut disparaître sans que la moindre signal ne s’échappe. L’administration, un peu kafkaïenne, s’en mêle souvent pour passer de la panique à la paralysie. Ne pensez-vous pas que perdre un proche dans un aéroport parmi des dizaines de milliers d’individus pourrait devenir le problème le plus banal de ce siècle ? Moi, je dis, une bonne vieille disparition mystérieuse, ça remet les pendules à l’heure, non ?