Le tournage de la nouvelle série télévisée Harry Potter a débuté cette semaine, mais déjà l’équipe semble déconcertée par le choix du lieu de production.
Les acteurs et l’équipe technique se sont installés sur l’Île de Sein, au large de la Bretagne, où ils semblent recréer la scène culte dans laquelle Hagrid annonce à Harry : « Tu es un sorcier, Harry ! »
Dans le tout premier film, Harry Potter à l’école des sorciers, Harry est emmené dans une cabane isolée sur un rocher par les Dursley, dans le but d’empêcher que les lettres de Poudlard ne lui parviennent.
Cependant, Rubeus Hagrid s’envole jusqu’à cette cabane et force l’entrée, délivre à Harry sa lettre d’admission et lui révèle la vérité sur la mort de ses parents.
Dans le livre, la cabane se situe au large des côtes de Cornouailles, et les films ont été tournés exclusivement au Royaume-Uni. Pourtant, les producteurs de la série télé ont préféré une localisation plus venteuse, en France.


Une source a confié à The Sun que cette décision a surpris l’équipe britannique : « Cela a suscité une certaine amusement parmi l’équipe britannique qui estimait pouvoir tout aussi bien avoir le vent dans n’importe quelle région des îles britanniques. »
Elle ajoute : « Ils sont quelque peu déconcertés d’aller tourner en France une série aussi profondément britannique, surtout pour ces scènes clés. »
Pour les fans, cela pourrait être un signe que sous la houlette de producteurs américains, l’œuvre ne sera peut-être pas traitée avec toute la précaution qu’un trésor national mérite.


Le trio principal a été enfin annoncé cette semaine après des mois de rumeurs : Dominic McLaughlin interprétera Harry Potter, Arabella Stanton sera Hermione Granger et Alastair Stout jouera Ron Weasley.
JK Rowling a donné son aval à ce casting, validant les nouveaux jeunes talents choisis pour cette adaptation à plusieurs millions de livres sterling, malgré certaines critiques virulentes sur ce que certains qualifient de trop « woke ».
Hier, la célèbre autrice, souvent sollicitée à tort ou à raison sur les réseaux sociaux, a exprimé sa satisfaction : « Les trois sont formidables. Je ne pourrais pas être plus heureuse. »
Un fan lui avait demandé sur X (ex-Twitter) de transmettre son soutien aux jeunes acteurs, ce à quoi Rowling a répondu chaleureusement.
Cette nouvelle adaptation s’étendra sur sept saisons, à raison d’une saison par livre, contrairement aux films qui avaient été produits en huit volets (le dernier tome divisant le récit en deux parties).
Le budget colossal de la série HBO atteint 75 millions de livres sterling par épisode, avec des perspectives de rémunération encore plus importantes pour les jeunes vedettes que pour leurs prédécesseurs.
Les producteurs Francesca Gardiner et Mark Mylod ont salué « le talent remarquable » des nouveaux venus et ont remercié les milliers d’enfants auditionnés pour cette aventure.

Pour rappel, les romans ont été publiés entre 1997 et 2007, avec Daniel Radcliffe, Emma Watson et Rupert Grint incarnant les rôles principaux dans les films sortis de 2001 à 2011.
Points à retenir
- Le choix de l’Île de Sein pour un tournage d’une œuvre aussi profondément britannique suscite un mélange d’amusement et d’incompréhension, illustrant la tendance à vouloir « exotiser » même les univers les plus ancrés.
- Les producteurs américains semblent avoir leur petite idée sur ce qui est « magique », quitte à rogner sur la fidélité géographique au récit original.
- Le casting jeune a été validé par JK Rowling, ce qui devrait apaiser certaines tensions, malgré le feu croisé habituel autour des questions de diversité et représentation.
- Avec un budget pharaonique et une ambition étalée sur sept saisons, la série pourrait bien redéfinir la manière dont la franchise est consommée, loin des bobines cinématographiques qui ont bercé une génération.
On pourrait donc se demander si ce nouveau Harry Potter n’est pas en train de prendre un petit coup de vent… directement depuis la Bretagne, mais à défaut d’être à Poudlard, c’est déjà une belle leçon d’humilité pour le patrimoine magique britannique. À méditer pendant que l’on attend patiemment un sortilège capable d’empêcher les producteurs d’imposer leurs choix géographiques et culturels. Restons quand même un peu optimistes… ou pas.