Dans une époque où Turki Alalshikh investit des millions dans la boxe, on pourrait croire que les amateurs de ce sport verront enfin les combats dont ils rêvent. Pourtant, au lieu de proposer des affrontements tant attendus, les promoteurs continuent de nous servir des exhibitions déguisées en combats, en alignant des noms connus face à des adversaires qui n’intéressent personne.
Prenons l’exemple du dernier gala : Caleb Plant et Jermall Charlo étaient tous deux présents, mais pas l’un contre l’autre. Les fans soupirent d’impatience depuis que Plant a infligé une défaite humiliante à Charlo il y a quelques années. La tension était palpable. Mais au lieu d’en faire un affrontement décisif, on s’est contenté de deux combats sans saveur. Et maintenant, avec la défaite de Plant, ce duel pourrait ne jamais avoir lieu — ou, au mieux, devoir patienter des années avant qu’il ait un sens.
Ce n’est malheureusement pas un incident isolé, c’est une tendance persistante.
On avait réuni Deontay Wilder et Anthony Joshua sur le même programme, sauf que Wilder a perdu contre Joseph Parker avant même qu’on puisse imaginer un combat entre les deux. Puis, il y a eu le gala avec Rashidi Ellis et Jaron “Boots” Ennis — une rencontre rêvée pour les fans. Résultat ? Chacun a combattu un adversaire différent, et Ellis a perdu, douchant tout l’enthousiasme. Même situation avec un événement où Teofimo Lopez, Devin Haney et Ryan Garcia se retrouvaient le même soir, sans jamais s’affronter. On avait annoncé un événement historique, mais le résultat fut bien plat.
Ce schéma est épuisant. Les promoteurs multiplient les affiches garnies de noms célèbres, espérant que l’éclat des stars suffira à masquer l’absence de vrais enjeux ou rivalités authentiques. Mais les fans ne sont pas dupes. Ce marketing tape-à-l’œil lasse de plus en plus.
Si la boxe veut vraiment renaître, il faut le répéter encore et encore : ARRÊTEZ DE PROTÉGER LES PALMARÈS ET COMMENCEZ À ORGANISER LES COMBATS QUE LE PUBLIC DEMANDE.
Donnez-nous du spectacle. Donnez-nous de l’intensité. Donnez-nous des duels qui comptent.
Car même le plus gros budget ne pourra cacher une carte pleine d’occasions ratées.
Points à retenir
- Malgré des investissements considérables, les grands combats attendus tardent à se concrétiser.
- Les organisateurs privilégient des cartes alléchantes en apparence, mais sans véritable compétition.
- Les fans sont frustrés par des affrontements sans enjeu entre des champions et leurs adversaires « choisis » pour préserver des bilans impeccables.
- Les déceptions se répètent, que ce soit avec des stars comme Caleb Plant, Jermall Charlo, Deontay Wilder, Anthony Joshua ou Ryan Garcia.
- Cette stratégie finit par lasser un public qui réclame du vrai suspense et des rivalités authentiques.
En résumé, on dirait que les promoteurs ont trouvé une recette miracle : aligner des noms connus et prier pour que cela suffise à combler les attentes. En attendant, les amateurs de boxe, eux, restent sur leur faim. À force de protéger les palmarès, on risque de tuer dans l’œuf le peu de passion qui reste. Mais bon, qui suis-je pour contredire ces maîtres de la poudre et du cirque ? Allez, place au prochain gala — on parie que ce sera du grand n’importe quoi… ou du moins, quelque chose de bien emballé.