Le parcours extraordinaire d'Ellie Scotney : de B&Q à l'histoire de la boxe britannique !

Ellie Scotney se trouve à un tournant de l’histoire. Si elle remporte son prochain combat, elle deviendra la plus jeune championne mondiale incontestée de Grande-Bretagne, que ce soit chez les hommes ou les femmes, à avoir réussi cet exploit dans l’ère des quatre ceintures.

Scotney affrontera la Mexicaine Mayelli Flores au Kensington Olympia le dimanche 5 avril, en direct sur Sky Sports.

Leur combat vise à unifier les titres mondiaux WBA, WBO, WBC et IBF des poids super coqs.

« Cela signifiera tout pour moi », a confié Scotney à Sky Sports. « C’est le sommet pour lequel je boxe. C’est tout ce que l’on peut souhaiter dans la boxe, et ça m’attend. »

« C’est un long parcours, et si Dieu le veut, le 5 avril, il portera ses fruits. »

Ce parcours dans la boxe professionnelle a pourtant débuté sur une note difficile. Scotney, originaire de Catford, a quitté l’équipe amateur de Grande-Bretagne au mauvais moment, au début de 2020.

Alors qu’elle se préparait pour ses débuts professionnels, la pandémie de Covid a contraint le sport à un confinement total.

Au lieu de combattre devant des foules britanniques enthousiastes et de poursuivre ses rêves, Scotney s’est retrouvée dans l’incapacité de boxer.

Elle a dû travailler chez B&Q, une quincaillerie, et son objectif d’incontestabilité semblait hors de portée.

Ellie Scotney
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Scotney a battu champion après champion et n’a jamais combattu pour une ceinture vacante.

« Je travaillais avec les outils et tout ça. Je n’avais aucune idée, je faisais semblant. Quelqu’un pouvait me poser une question, et je leur disais d’aller à l’autre bout du magasin en sachant que ce n’était pas là, puis je me cachais », a-t-elle ri.

« C’était un cauchemar. J’étais en train de passer du statut d’amateur à celui de professionnel, j’avais donc besoin d’un emploi. Pendant Covid, j’étais un agent essentiel, je ne sais pas comment ! »

« Bienvenue dans le monde réel, Ellie », s’est-elle dit. « J’ai travaillé dans un jardin, chez Sainsbury’s, chez B&Q. J’ai eu un avant-goût de tout ça. C’est beaucoup plus facile de se prendre un coup de poing au visage. »

Quand elle a enfin pu commencer sa carrière professionnelle fin 2020, Scotney a rapidement fait ses preuves.

Scotney est sur le point de devenir championne du monde incontestée… mais elle est toujours à la recherche de son permis de conduire.

Lors de son sixième combat, elle a remporté le titre européen, puis a décroché sa première ceinture mondiale, le titre IBF. Elle a ensuite ajouté les titres WBC et WBO. Pour chacune de ces victoires, elle a battu le champion en titre.

« Je pense que c’est la bonne manière de faire les choses, c’est l’ancienne méthode », affirme Scotney.

« Devenir incontestée sans avoir combattu pour une ceinture vacante, c’est littéralement battre chaque champion sur le chemin, c’est, selon moi, la meilleure façon. »

« Je n’ai jamais eu de chemin facile, mais je suis reconnaissante car je n’aurais pas cette soif et cette envie sans cela. Peut-être que le reconnaissance est moins forte parce que j’ai fait les choses ainsi. »

Devenir incontestée réalisera une promesse personnelle. Scotney a promis à sa grand-mère qu’elle gagnerait tous les titres majeurs.

« Ma grand-mère, le combat qu’elle a mené était sans précédent, elle était une immense fan. C’était ma meilleure amie, et je me souviens qu’elle a vu ma première victoire. Deux mois plus tard, elle est décédée. Depuis, il nous reste à compléter la collection. »

« Cela a pris beaucoup plus de temps que je ne l’avais prévu, mais c’était donc le bon moment. Devenir incontestée est un rêve pour chaque combattant, et je vais le réaliser le 5 avril. »

Elle est à un pas de ce moment monumental de sa carrière. Pour Scotney, qui possède une foi religieuse profonde, il est tout juste que ce combat final se déroule le dimanche de Pâques.

Elle se rendra à l’église le matin avant le combat du soir.

« Mon pasteur viendra pour prier avec moi, c’est un jour important. C’est le plus grand jour, la plus grande scène », a-t-elle déclaré.

L’église de Scotney à Londres n’a appris qu’elle était boxeuse qu’après qu’elle ait déjà remporté un titre mondial. « Personne ne le savait », a-t-elle dit. « Mon pasteur a prêché sur la préparation des batailles par la prière et a mentionné Rocky. »

Cela l’a incité à dévoiler son métier, juste avant une défense de titre contre Mea Motu.

« Il a regardé le combat et depuis, il me soutient pleinement », a-t-elle ajouté.

« C’est un parcours très long », a-t-elle réfléchi. « J’ai eu tant de moments où je pensais que j’allais devoir retourner chez B&Q. C’est drôle à repenser, mais il y a eu des moments où je me le suis demandé avant même de signer avec MVP. »

« Si Dieu le veut, la collection sera complétée le 5 avril. »

Points à retenir

  • Une victoire pour Scotney signifierait un exploit remarquable dans l’histoire de la boxe britannique.
  • Son parcours professionnel a été entravé par la pandémie de Covid-19, renforçant le contraste entre ambition et réalité.
  • Scotney a fructifié une approche traditionnelle en battant toujours le champion en titre pour remporter ses ceintures.
  • Le soutien émotionnel de sa famille, notamment de sa grand-mère, demeure un moteur puissant dans son parcours.
  • Le fait que son dernier combat ait lieu le jour de Pâques souligne l’importance spirituelle de cet événement pour elle.

En réfléchissant à ce parcours, je considère le travail acharné et la détermination qui habitent Scotney. Sa quête d’incontestabilité n’est pas seulement une recherche de titres, mais un hommage personnel aux luttes et aux promesses faites. C’est cet esprit qui transcende le simple sport et questionne notre propre engagement envers nos rêves. Peut-être que c’est là, au cœur de ce combat, que se trouve véritablement l’essence de la réussite.


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