Michael Moorer restera à jamais lié à George Foreman à la suite de leur affrontement mémorable en 1994, mais son parcours professionnel ne se résume pas à cette seule nuit à Las Vegas.
Foreman est devenu le plus vieux champion poids lourds de l’histoire en mettant KO Moorer, mettant ainsi un terme à ses sept mois de règne en tant que champion. Plus tôt dans sa carrière, dans la catégorie des poids mi-lourds, Moorer était considéré comme l’un des frappeurs les plus redoutés du milieu, bien que cette puissance destructrice ne se soit pas toujours traduite dans la catégorie des poids lourds.
Cependant, il a réussi à arrêter Bert Cooper pour remporter le titre WBO poids lourds, devenant ainsi un champion du monde dans deux catégories. Au cours d’un combat palpitant où les deux boxeurs furent mis au tapis deux fois, Moorer a finalement décidé de renoncer au titre au lieu de le défendre.
Il a ensuite affronté Evander Holyfield, qui envisageait déjà des combats futurs contre Lennox Lewis, Mike Tyson et un autre duel contre Riddick Bowe, mais ces projets se sont effondrés lorsque Moorer a remporté la victoire aux points.
Pourtant, ni Holyfield ni Foreman ne remportent le titre de frappeur le plus redoutable aux yeux de Moorer. Cette distinction appartient à un homme qui a eu besoin de seulement 30 secondes pour réaliser un KO en 2002 : David Tua. Dans une interview pour The Ring dans leur série « Best I Faced », Moorer a confié :
« Il y avait beaucoup de grands frappeurs. Francois Botha frappait fort. Foreman frappait fort — à cette époque, il m’a asséné un bon coup. Holyfield frappait fort. Quiconque peut mettre un coup au bon endroit peut faire tomber un adversaire.
« Tua savait comment délivrer sa puissance, étant plus sur ses pieds que sur la pointe des pieds. Il gardait son poing serré. La plupart des boxeurs gardent leurs mains ouvertes, alors que lui savait comment s’y prendre — court, musclé — et il avait un bon menton, mais il savait aussi frapper. »
Contrairement à Moorer, Tua n’a jamais remporté de titre mondial, bien qu’il ait défié Lennox Lewis pour le titre poids lourds en novembre 2000. Ce jour-là, le Samoan n’a pas réussi à l’emporter, perdant aux points après avoir tenu les 12 rounds avec le champion. Il a fini sa carrière avec un bilan de 52 victoires en 59 combats, dont 43 par KO.
Points à retenir
- Moorer a eu une carrière riche, et son duel avec Foreman n’est qu’une partie de son histoire.
- En tant que boxeur, la puissance de frappe n’est pas toujours la clé : la technique compte aussi !
- Les champions peuvent parfois être déchus avant de pouvoir défendre leur titre, et ça n’arrive pas qu’aux autres.
- David Tua, malgré ses échecs, a su marquer les esprits avec sa puissance redoutable.
En considérant tout cela, je me demande souvent : qu’est-ce qui fait un véritable champion ? Est-ce seulement le palmarès, ou est-ce la capacité de se relever après une défaite, d’apprendre et de progresser ? En tant que passionné de boxe, j’estime que chaque combat compte, et que chaque boxeur a une histoire à raconter, au-delà des titres et des médailles. C’est ce qui rend ce sport si fascinant et apportant une réflexion plus profonde sur le parcours des athlètes.