Katie Boulter a livré un combat acharné face à Elena Rybakina et a émergé de cette journée marathon avec la plus grande victoire de sa carrière. La Britannique, actuellement classée au 3ème rang national, s’est imposée 7-5, 2-6, 6-4 contre la numéro 2 mondiale et championne de l’Open d’Australie.
De son côté, Emma Raducanu a également gagné vendredi en battant Sorana Cirstea, tête de série numéro 7 et l’une des joueuses les plus en forme de l’année, sur le score de 6-4, 6-2. Cela lui permet de faire son retour en quart de finale sur les courts en gazon du Queen’s Club. Toutefois, la gagnante de son match de quart de finale contre la ouzbèke Kamilla Rakhimova devra disputer deux rencontres le samedi en raison d’un calendrier chargé et des interruptions dues à la pluie.
Boulter a déjà connu quelques grandes victoires dans sa carrière, sa meilleure précédente étant un succès contre la numéro 5 WTA, Jessica Pegula. Mais cette victoire sur Rybakina est sans conteste son plus grand accomplissement. C’est aussi la plus haute joueuse battue par une Britannique depuis que Johanna Konta a surpris Simona Halep en 2017. De plus, il s’agit de la deuxième victoire de Boulter de la journée, après un score de 6-1, 6-3 contre la Roumaine Jaqueline Cristian.
« Pour être honnête, je ne sais pas vraiment quoi dire, mais je ressens que cette victoire revient au public qui m’a portée et est resté avec moi », a déclaré Boulter. « L’atmosphère était incroyable. Je me suis dit de continuer à croire en moi et de foncer, car si l’on n’y va pas, on risque de regretter ses efforts. »
« Je suis ici en tant que gagnante grâce à la confiance que j’ai eue dans mon jeu et auprès de mon équipe technique qui m’a soutenue. »
Après les dix premiers jeux, Rybakina avait concédé seulement quatre points sur son service en cinq jeux, n’ayant pas affronté de balles de break. En revanche, chaque jeu de service de Boulter était une lutte épique, avec Rybakina n’arrivant pas à convertir les neuf balles de break qu’elle avait. Tout a changé soudainement ; à 5-5, Rybakina a commis une série d’erreurs non forcées, permettant à Boulter de prendre l’avantage. Bien que Rybakina se soit emparée du second set, Boulter a su se ressaisir au début du troisième set grâce à un service amélioré qui lui a permis de trouver son rythme.
Boulter a réalisé sa meilleure prestation pour décrocher cette victoire mémorable, tandis que Raducanu, elle, a aussi affiché un grand niveau en battant Cirstea. Rakhimova, pour sa part, a éliminé Harriet Dart, permettant ainsi de passer aux quarts de finale. Le gagnant du samedi sera confronté à Iva Jovic, brillante joueuse qui a récemment battu Amanda Anisimova, tête de série numéro 2 et numéro 5 mondial.
Les intempéries de jeudi ont conduit à la suppression de tous les matchs, entraînant une journée de vendredi chargée avec de nombreux matchs qui devaient s’enchaîner. À l’heure où Rybakina et Boulter sont entrées sur le court à 17h41, les chances de terminer tous les matchs avaient considérablement diminué.
Raducanu aurait dû être programmée sur le Court 1, mais les contrats de diffusion du Queen’s empêchent toute retransmission en direct de ce court, ce qui a contraint les organisateurs à espérer le respect du planning. Le samedi s’annonce compliqué quel que soit le vainqueur, car ce dernier sera en désavantage face à Jovic, une étoile montante du tennis. Cependant, Raducanu est apparue détendue et heureuse, profitant du dernier set de Boulter. Sa victoire sur Cirstea, numéro 18 mondiale, marque un retour en forme significatif pour elle.
Points à retenir
- Boulter a battu la numéro 2 mondiale, un exploit qui ne fait pas de mal au moral.
- Raducanu également en forme, mais devra jongler avec deux matchs en une journée.
- Cirstea et Rybakina, de vraies combattantes, mais parfois, la lutte est rude.
- Les aléas météo rappellent qu’en tennis, tout peut basculer en un rien de temps.
- Une journée active au Queen’s, où l’organisation a eu du pain sur la planche !
En fin de compte, ces événements montrent l’imprévisibilité et l’intensité du tennis. J’aime réfléchir à ce que cela dit de la résilience des athlètes. Se battre contre des adversaires de haut niveau dans des conditions fluctuantes… On ne peut s’empêcher de se demander jusqu’où ces sportifs iront. Qu’en pensez-vous ?