Le PSG se trouve dans une situation atypique pour remporter son championnat national avec une équipe remaniée, et Luis Enrique en profite pleinement.
Les observateurs qui scruteront cette saison de Ligue 1 se feront une idée pour le moins étonnante à travers les statistiques.
Si le PSG a remporté le titre avec une certaine aisance, c’est en partie dû à son attention particulièrement portée sur ses matches européens, entraînant de nombreuses rotations au sein de l’équipe type durant le championnat.
On en arrive à des curiosités : bien que le PSG ait été couronné et ait inscrit le plus grand nombre de buts (74), seul un joueur figure dans le top 10 des meilleurs buteurs. Bradley Barcola a été le meilleur buteur des Parisiens avec seulement 11 réalisations, et il n’intègre même pas le onze de départ le plus fort.
La rotation du PSG les maintient en forme en Ligue des Champions
En effet, Barcola et Ousmane Dembélé sont les seuls à avoir franchi la barre des dix buts en Ligue cette saison. Des joueurs comme Kvicha Kvaratskhelia et Désiré Doué n’ont été titulaires que dans 18 et 16 matches respectivement. João Neves et Nuno Mendes ont eu 13 titularisations chacun.
Senny Mayulu a terminé la saison avec plus de titularisations que Neves ou Fabian Ruiz. Luis Enrique a un avantage unique sur ses rivaux et sait en tirer parti. Ici, pas de surenchère statistique, au contraire.
Points à retenir
- Le PSG a su gérer une saison avec de nombreux joueurs sur le banc.
- Des joueurs inattendus comme Barcola ont pris de l’importance dans l’équipe.
- La rotation pourrait être une stratégie efficace pour les grandes compétitions.
- Les jeunes talents du PSG attirent déjà l’attention des clubs européens.
À la lumière de ces observations, on ne peut s’empêcher de se demander si cette approche pragmatique du PSG pourrait devenir la norme dans le football moderne. La gestion des effectifs et l’importance de la profondeur de banque devraient-elles primer sur la constance d’un onze de départ traditionnel ? Entre les aléas des blessures et les exigences des calendriers surchargés, il pourrait être pertinent de réfléchir au modèle du succès à long terme dans le sport.