Le Botafogo a tenté de lever son interdiction de transfert imposée en raison d’une dette envers le Atlanta United pour le transfert de Thiago Almada, mais sans succès. Le Comité Disciplinaire de la FIFA a rejeté la demande du club, le condamnant à régler une somme de 21 millions de dollars (environ 108,5 millions de R$), rapporte ESPN.
Cependant, la FIFA a laissé entrevoir une certaine possibilité. L’organisation estime qu’actuellement le club n’est pas empêché d’effectuer des paiements, ce qui pourrait être envisagé durant le processus de redressement judiciaire.
Le Botafogo a sollicité l’autorisation de la Justice pour réaliser des paiements liés à l’interdiction de transfert en dehors du redressement judiciaire ou obtenir un certificat d’impossibilité de paiement. Cela permettrait au club de demander à nouveau la suspension des sanctions et de tenter de convaincre la FIFA.
Voici ce qu’a déclaré le Comité Disciplinaire de la FIFA :
“Dans ce contexte, et après une analyse approfondie des arguments des parties, il ne semble pas suffisant de prouver que le Requérant [Botafogo] soit légalement empêché de remplir ses obligations de paiement envers le Requérant [Atlanta United]. En particulier, les documents fournis ne démontrent pas l’existence d’un empêchement légal clair ou incontestable selon la législation brésilienne.”
“Au contraire, les informations disponibles suggèrent que les procédures de redressement judiciaire ne comportent pas, en soi, d’interdiction absolue de régler des dettes spécifiques, surtout lorsque ces paiements sont nécessaires pour éviter des conséquences sur les opérations en cours du débiteur, tout en tenant compte des diverses questions en suspens dans le cadre du redressement judiciaire.”
“De plus, le Requérant [Botafogo] n’a pas fourni de preuves concrètes sur la façon dont la créance du Requérant [Atlanta United] serait gérée dans le cadre du redressement judiciaire, ni démontré qu’il avait pris toutes les mesures nécessaires pour obtenir l’autorisation de paiement. La simple existence de procédures de réorganisation judiciaire, surtout lorsque leur fondement juridique est contesté, est insuffisante pour alléger le fardeau de la preuve à l’égard d’une impossibilité juridique effective de se conformer à une décision finale et contraignante.”
“En conséquence, conformément au cadre réglementaire de la FIFA, la prohibition d’enregistrement de nouveaux joueurs imposée au Requérant demeure en vigueur, dès lors que les conditions cumulatives établies dans le Code Disciplinaire n’ont pas été respectées. Ces mesures resteront appliquées jusqu’à ce que le Requérant règle intégralement sa dette ou fournisse des preuves solides montrant son incapacité définitive à procéder au paiement.”
Points à retenir
- Le Botafogo fait face à un lourd passif financier qui n’est pas unique dans le monde du football.
- La FIFA révèle une flexibilité surprenante avec la notion de paiement en redressement judiciaire.
- Les dossiers juridiques peuvent s’étirer indéfiniment, ce qui est sans doute une bonne excuse pour éviter les paiements.
- On pourrait se demander si toutes les décisions judiciaires peuvent vraiment se défendre sur le terrain sportif.
En réfléchissant à cette situation, je me demande combien d’autres clubs doivent naviguer dans des eaux similaires, avec des enjeux financiers qui dépassent souvent les simples chiffres. La gestion des dettes et des règlements dans le football moderne soulève des questions essentielles sur l’équilibre entre la survie d’un club et le respect des règles. Engager ce débat pourrait bien être le premier pas vers une réforme nécessaire dans le milieu du sport professionnel.