lun. Juil 20th, 2026
I 75 ANNI DI KNUDSEN. «LA MIA ITALIA, LA MIA NORVEGIA, LA UNO-X E QUELLA VOGLIA DI TOUR...»

La Uno X m’étonne-t-elle vraiment ? Pas tant que ça, car il s’agit d’un projet d’équipe très clair et ambitieux. Ce passage historique au sein de l’élite du cyclisme mondial repose sur des années de travail, grâce aux compétences de Thor Hushovd et au soutien indéfectible des sponsors. Au cœur de tout cela se trouve une détermination similaire à celle des coureurs talentueux qui composent l’équipe.

Parlons de Knut Knudsen, une légende du cyclisme norvégien, avec un palmarès impressionnant, entre autres un titre olympique en 1972 et plusieurs victoires au Giro d’Italia. Honoré citoyen de Viterbo, il a célébré son 75e anniversaire à Vasanello, un endroit cher à son cœur. Il n’a pas manqué de manifester une légère envie envers son pays d’origine, qui vient d’intégrer le circuit World Tour.

Depuis ses débuts avec l’équipe Jolly Ceramica, il a beaucoup appris. « Les doutes sur mon adaptation étaient présents, mais mes coéquipiers vénitiens m’ont accueilli à bras ouverts. Dès ma première année, j’ai beaucoup appris de Marino Basso et j’ai pleinement intégré le cyclisme italien, alors que les ambitions de l’équipe augmentaient. »

La Norvège est-elle limitée aux sprinteurs et spécialistes du contre-la-montre ? « Je dirais que nous pouvons faire preuve de compétitivité dans tous les types de courses, à l’image des Danois. Le sixième place de Tobias Johannessen au Tour de France en est la preuve, ainsi que la victoire d’Abrahamsen à Toulouse en 2025, et le récent succès de Loland au Giro du Veneto. »

L’étiquette de coureurs solides est-elle un peu trop restrictive ? « Je ne pense pas. Cette nouvelle génération de cyclistes norvégiens possède une motivation et une volonté de réussir que je reconnais bien, car j’en ai moi-même fait l’expérience. Mon passage chez Bianchi, par exemple, ne m’a pas effrayé. »

Uno X, une entreprise scandinave et une équipe qui semble rappeler la tradition de Bianchi Piaggio ? « À l’époque, la Suède avait déjà remporté un Giro avec Petterson, et il est certain que l’on observe un renouveau dans cette tradition. La scène cycliste en Norvège est prometteuse, soutenue par de jeunes talents qui aspirent à l’avenir. »

Que représente l’Italie pour vous ? « J’ai tant reçu de ce pays. Mon souvenir le plus marquant reste certainement ma victoire lors de la première étape du Giro en 1975, où j’ai battu des noms célèbres, et cela coïncidait avec la fête nationale norvégienne. Une expérience incroyable. »

Et ce fameux incident du Giro 1979 ? « J’étais en pleine forme, comme le prouve ma victoire à Tirreno-Adriatico. Je n’ai toujours pas compris comment un accident avec une voiture m’a fait chuter, mais j’accepte ces aléas du sport. »

« Mon succès à Laigueglia cette année-là m’a laissé de bons souvenirs, notamment les éloges de Giancarlo Ferretti pour ma détermination. Malgré ma solitude lors de mes entraînements, cela faisait partie de ma manière de vivre le sport. »

Que représente Vasanello pour vous ? « Grâce à des compatriotes qui y ont ouvert un hôtel dans les années 80, je vis désormais ici, ayant même acheté une maison. C’est comme j’imagine l’Italie : accueillante et authentique. »

Faites-vous encore du vélo ? « Oui, mais je prends mon temps, savourant chaque instant entre balades culinaires et contact avec la nature. Je roule encore sur ma Bianchi de 1981, qui a un peu pris de poids mais cela ne me dérange pas. »

Qué pensez-vous de l’avenir du cyclisme en Norvège ? « Les dirigeants de Uno X le savent : le calendrier World Tour exige plus de coureurs, et je suis optimiste. Ce n’est pas un défi insurmontable, il faut juste avoir une bonne planification et maintenir cet enthousiasme. »

Enfin, la candidature norvégienne pour le Grand départ du Tour en 2030 semble solide ? « Cela peut paraître un rêve, vu l’ampleur de l’événement, mais le succès croissant du Tour of Norway témoigne d’un intérêt grandissant. Avec le soutien de Uno X, l’objectif de participer à la Grande Boucle devient de plus en plus réalisable. »

Points à retenir

  • Le projet Uno X repose sur une ambition collective, soutenue par des personnalités compétentes.
  • La Norvège, au-delà des sprinteurs, démontre sa compétitivité sur divers types de courses.
  • Des souvenirs personnels marquent les coureurs, illustrant le lien profond avec l’Italie.
  • Vasanello est devenue une seconde patrie pour Knut Knudsen, témoignant d’une belle histoire d’amour entre deux cultures.
  • L’avenir du cyclisme norvégien semble prometteur, avec de jeunes talents en pleine ascension.

Il semble évident que le paysage cycliste évolue, et je me demande si d’autres nations ne pourraient pas tirer des leçons de cette ambition scandinave. Qu’en pensez-vous ? Le cyclisme est-il en train de se diversifier à l’échelle mondiale ? En tant que journaliste engagé, je suis curieux de voir comment cela va impacter l’avenir de ce sport.


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