MAGNIER EST-IL LE MEILLEUR SPRINTER DE CE GIRO ?
Avec deux victoires d’étape à son actif, on pourrait penser que oui. Cependant, il est encore trop tôt pour l’affirmer. Aujourd’hui, Milan a subi la défaite face à un Magnier plus fort. On peut dire qu’il lui a manqué un coéquipier dans le final. Bien que Milan n’ait pas encore gagné, il se bat toujours. Il est indéniable que le jeune Français roule très bien. Pour ce qui est du maillot cyclamino, Magnier n’a pas tenté de sprint aujourd’hui. Reste à voir s’il changera de stratégie pour les sprints intermédiaires, bien que Milan participe à chacun d’eux. Certes, ces sprints rapportent moins de points qu’une victoire d’étape, mais par le passé, l’italien a su s’en servir pour bâtir son classement.
MILAN, LE FLOP DE CE DÉBUT DE GIRO D’ITALIE
Il s’agit sans doute du grand flop jusqu’à présent. Sur les trois premières étapes, Milan a manqué à l’appel : il a chuté deux fois en sprint. Ce n’est pas facile psychologiquement. Il était persuadé qu’il pouvait remporter au moins une étape en Bulgarie. Peut-être que s’il avait gardé sa trajectoire plutôt que d’aller à droite, où il a été gêné par des bosses, il aurait pu gagner. Être battu deux fois par le même adversaire, ce n’est pas évident.
LE TRAINS DE LA LIDL-TREK A DU MAL
Aujourd’hui, le vrai train, c’était celui de Groenewegen. Magnier a sprinté avec seulement Stuyven à ses côtés. Les sprints étaient étranges. Milan semble manquer de soutien, en particulier de son dernier homme, Consonni, qui s’est égaré à 700 mètres de la ligne. Il est clair qu’il y a des soucis en ce moment. Chaque sprint raconte sa propre histoire. Groenewegen était le plus déçu, car il avait trois coéquipiers pour le soutenir. Milan a anticipé son sprint, alors qu’il aurait dû attendre un peu plus, mais Magnier était là et a été le plus fort.
L’ASTANA SOURIT ENCORE AUJOURD’HUI
Malucelli a fait un bon travail et a encore réussi à se placer. L’Astana a remporté la victoire hier et revient en Italie avec le maillot rose : il semble que ce soit l’équipe du moment, avec une belle portée italienne.
LE KILOMÈTRE RED BULL INFLUENCE-T-IL LA STRATÉGIE ?
À mon avis, ils n’ont pas encore totalement compris comment l’exploiter, surtout avec les primes en jeu. Il est probable que la situation évolue, comme aujourd’hui où les échappés ont pris le sprint intermédiaire. La hiérarchie est serrée et le restera jusqu’au Blockhaus.
LA TAPPA CATANZARO-COSENZA APRÈS UNE JOURNÉE DE REPOS
Je m’attendais à des échappées plus dynamiques, mais on voit plutôt de petites groupes de deux ou trois. Mardi pourrait vraiment changer les choses après cette journée de repos. Je ne pense pas que cette étape convienne aux purs sprinters, il faudra voir comment les coureurs aborderont le Cozzo Tunino. Un coureur comme Scaroni pourrait bien s’imposer, ce serait une belle surprise. Les coureurs italiens sont là, même s’il nous manque des victoires. Je m’attends à ce qu’une trentaine à quarante coureurs se battent pour la victoire d’étape.
Points à retenir
- Magnier se distingue par sa jeunesse et son potentiel, mais la compétition est rude.
- Milan peine à trouver son rythme, et l’impact psychologique pourrait être déterminant.
- L’équipe Lidl-Trek doit revoir sa stratégie pour maximiser ses chances de réussite.
- L’Astana semble être à son meilleur niveau, offrant de belles performances.
- Le kilomètre Red Bull pourrait devenir un enjeu crucial pour les prochains sprints.
- Il reste encore des opportunités pour les italiens, avec une compétition qui s’annonce ouverte.
En somme, le Giro continue de nous surprendre. Avec tant de rebondissements, il est fascinant de voir comment les coureurs et les équipes s’adaptent à chaque situation. Personnellement, je m’interroge : jusqu’où iront-ils pour décrocher la victoire ? C’est cette incertitude qui rend le cyclisme si passionnant et, en tant que journaliste engagé, je ne peux m’empêcher d’être captivé par le spectacle.