mer. Août 19th, 2026
risciò gandino jesolo 2

Faire le trajet de Gandino jusqu’à Jesolo pour des vacances à la mer, ce n’est pas exactement une idée révolutionnaire. Mais le faire à bord d’un risciò, sur quelque 300 kilomètres, l’est beaucoup plus. L’aventure a démarré lundi 17 août, depuis la piazza Santa Croce, avec deux amis : Daniel Bonazzi (de Gandino) et Davide Bosio (de Peia). Leur raid à pédales propose une manière différente de vivre l’été, et surtout… de transformer la route en histoire.

« Notre idée, expliquent-ils, c’est de faire un voyage “classique” qui devient une histoire, à condition de le parcourir avec un moyen alternatif. Une vraie difficulté, pas si banale : pousser quatre roues… à pédales, des montagnes jusqu’à la mer. Nous voulons que le parcours devienne une destination en soi, et pas seulement la destination finale. »

Daniel, en plus d’être divulgateur scientifique, a notamment collaboré avec Bergamo Scienza et a tenu le rôle de coordinateur du festival “Orizzonti Infiniti”, consacré à l’exploration spatiale. Davide possède, lui, un parcours solide dans le monde du Box Rally : en 2025, en duo avec Valter Pezzoli, il a remporté le championnat avec l’équipe Team APerò de Peia.

L’idée est née presque “par hasard”, mais elle a convaincu vite. Les deux voyageurs ont aussi pu compter sur un soutien concret de commerces et d’entreprises de la vallée : une aide pour la révision du véhicule (utilisé) et pour couvrir les frais du trajet. « On veut dire merci à Bar Lu, IPG Impresa Pulizie, Macelleria Leffe Carni, Edilgelmi, LogicALG et Ristorante Monte Farno », ajoutent-ils.

Au départ, une petite foule enthousiaste s’est réunie pour encourager l’expédition. Le parcours peut être suivi via un canal WhatsApp dédié, intitulé “Gandino -Jesolo (quasi) Express” : dès l’ouverture, des centaines de supporters s’y sont inscrits. L’arrivée à Jesolo est prévue ce soir (ou en fin d’après-midi, selon l’avancement).

Le groupe réuni au départ
Le groupe au départ.

Points à retenir

  • Le trajet Gandino–Jesolo tourne autour de 300 km, avec un risciò : une distance qui se mérite vraiment, même quand on est motivé (et quand on est deux).
  • Le projet se veut simple : faire un voyage “ordinaire”, mais en le rendant plus vivant grâce au moyen de transport choisi.
  • Le suivi se fait via un canal WhatsApp dédié, et l’enthousiasme a été immédiat : quand la route devient un événement, les inscriptions suivent.
  • Le soutien local a joué un rôle concret, notamment pour la révision du véhicule et les frais du départ à l’arrivée.

À mes yeux, ce qui frappe dans cette histoire, c’est le mélange entre l’envie d’aventure et la réalité logistique : on rêve, mais on pédale aussi. Alors oui, on peut toujours se demander si c’était “nécessaire”… mais franchement, quand quelqu’un transforme une simple liaison montagne-mer en défi collectif, je pense qu’il faut au moins lui souhaiter une arrivée à la hauteur. Et, en journaliste engagé, je me dis aussi que ce genre d’initiative mérite d’être encouragé : moins de “tourisme” en mode automatique, plus de projets qui donnent du sens au déplacement.


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