À l’occasion de son 85e anniversaire, Giancarlo Ferretti, surnommé le “Sergente di ferro” du cyclisme italien, est décédé. Professionnel de 1963 à 1970, et homme de confiance chez Salvarani auprès de Felice Gimondi, il a ensuite marqué l’histoire du cyclisme en tant que directeur sportif.
Figure de référence et fidèle équipier de Felice Gimondi chez Salvarani, Giancarlo Ferretti a ensuite évolué vers un rôle déterminant : devenir l’un des directeurs sportifs les plus importants du cyclisme italien. Né à Lugo, en Romagne, en 1941, il est devenu coureur professionnel de 1963 à 1970.
Après sa carrière sur route, il a entamé une “seconde vie” au sein de l’encadrement, en commençant par le staff de Gimondi sur la voiture de commandement de Bianchi. Puis il a enchaîné avec Ariostea, GB-MG Boys, MG Boys Maglificio, Riso Scotti et, enfin, Fassa Bortolo, qu’il a dirigée de 2000 à 2005.
Tout au long de son parcours, Ferretti a accompagné de nombreux champions : de Moreno Argentin à Michele Bartoli, Paolo Bettini, Alessandro Petacchi, Ivan Basso, Fabian Cancellara et Filippo Pozzato, entre autres.
Points à retenir
- Il a d’abord construit sa réputation comme coureur (1963-1970), avant de la transformer en expertise d’équipe, façon “la course ne s’arrête jamais”.
- Son passage chez Bianchi puis sur des structures comme Ariostea, GB-MG Boys ou Fassa Bortolo montre un parcours ancré dans le cœur du cyclisme italien.
- Entre les rôles de directeur sportif et la gestion des grands talents, son nom revient souvent aux côtés de coureurs très identifiables dans l’histoire récente.
- La période 2000-2005 à la tête de Fassa Bortolo illustre aussi sa capacité à s’inscrire dans des cycles de performance qui changent vite.
Au fond, ce qui me frappe dans l’héritage de Giancarlo Ferretti, c’est la constance : passer de la selle au poste de direction, c’est accepter une autre forme de travail—moins visible, mais essentielle. Je vois là une leçon utile pour le cyclisme d’aujourd’hui, et pour tous ceux qui croient que l’avenir se construit seulement sous les projecteurs. Comme journaliste, je pense qu’il faut rappeler ce genre de trajectoires avec sérieux : elles disent beaucoup de notre sport, et aussi de la manière dont on valorise (ou non) ceux qui font tourner la machine.