Le Giro d’Italia débutera en 2026 en Bulgarie, un pays dont la tradition cycliste est bien plus ancrée qu’il n’y paraît. Depuis 1924, le Tour de Bulgarie, l’une des compétitions par étapes les plus anciennes d’Europe, s’y déroule. Bien qu’elle ne soit pas sous les feux des projecteurs des grandes courses, cette compétition a su préserver une culture du vélo vivante depuis un siècle.
La Grande Partenza, soutenue par une injection de 12 millions d’euros de l’État, représente une avancée majeure pour ce pays des Balkans. Au-delà de la simple organisation de trois étapes, la Bulgarie souhaite se faire remarquer sur la scène internationale du cyclisme et profiter de l’essor touristique engendré par cet événement. La ministre du Tourisme, Irena Gueorgyieva, a même évoqué une prévision de 100.000 visiteurs : “C’est le premier événement de cette envergure.”
Ce départ du Giro coïncidera également avec une autre transition pour le pays : l’introduction de l’euro. Cela facilitera la vie des milliers de passionnés qui emprunteront les routes. “Nous l’utilisons déjà depuis quatre mois et nous avons veillé à ce qu’il serve de référence pour le prix de tous les produits,” a déclaré Dimitar Iliev, ministre de la Jeunesse et des Sports. L’aéroport de Sofia mettra également en place un dispositif d’accueil spécial pour les visiteurs, offrant un soutien en matière d’hébergement, de transport et d’informations touristiques.
Sur le plan sportif, les trois premières étapes offriront un parcours traversant la Bulgarie, du bord de la mer Noire jusqu’à l’intérieur des terres.
La première journée partira de Nessebar, une péninsule historique reliée à la terre ferme par un isthme, pour se conclure à Burgas, la quatrième ville la plus peuplée du pays. Ce sera une étape plate, conçue pour permettre aux sprinteurs de se battre pour la première maglia rosa.
La deuxième étape quittera également Burgas pour se diriger vers Veliko Tarnovo, l’une des villes bulgares les plus richement dotées en patrimoine. Cette journée s’annonce plus longue et plus sélective : le passage par le Monastère de Lyaskovets, à proximité de l’arrivée, pourrait bouleverser les plans des sprinteurs purs, ouvrant la voie à des coureurs ayant de bonnes capacités d’accélération.
Une première étape captivante
La troisième et dernière étape sur le sol bulgare reliera Plovdiv et Sofia, les deux villes les plus peuplées du pays. Bien que le profil semble promettre une arrivée massive, le passage par Borovets, une station de ski située dans les montagnes, ajoutera une certaine tension avant l’arrivée définitive du Giro en Italie. Ce départ, alliant un cadre institutionnel, une diversité géographique et un terrain propice, offre l’occasion pour la corsa rosa de commencer à dévoiler ses atouts.
Points à retenir
- La Bulgarie met en avant son héritage cycliste, trop souvent sous-estimé.
- Une belle opportunité d’attirer les regards du monde sur ses paysages.
- Les nouvelles infrastructures touristiques devraient ravir les supporters.
- Une prévision d’affluence impressionnante, mais qui reste à confirmer.
- Un parcours aux multiples défis, promettant un spectacle intense.
En fin de compte, il sera fascinant de voir comment cette expérience influencera non seulement le cyclisme en Bulgarie, mais aussi le rayonnement du pays sur la scène européenne. Personnellement, je suis curieux de connaître les retombées sociales et économiques que cela engendrera. Le sport a ce pouvoir d’unir et d’inspirer, et je suis impatient de voir les résultats concrets de cette aventure dans les années à venir.