Le Tour des Alpes 2026 s’annonce à nouveau avec cinq jours de compétition montagneuse à travers l’Autriche et l’Italie, constituant une préparation idéale pour le Giro d’Italia. Cette année marque le dixième anniversaire de l’accord de coopération entre le Tyrol, le Südtirol/Alto Adige et le Trentin, soulignant l’héritage de la course Giro del Trentino.
La route du Tour des Alpes 2026 a été présentée à Milan le 13 novembre, avec des organisateurs affirmant que la course a généré un record de valeur médiatique dépassant les 17 millions d’euros.
L’Australien Michael Storer (Tudor) a remporté le Tour des Alpes en 2025 après un affrontement avec Thymen Arensman (Ineos Grenadiers) et Derek Gee (Israel-Premier Tech). Le jeune talent français, Paul Seixas (Decathlon-AG2R La Mondiale), a également montré de belles promesses, malgré sa volonté de laisser son coéquipier Nicolas Prodhomme remporter la dernière étape jusqu’à Lienz.
Les étapes sont courtes et intenses, avec de minimal transferts, et une douzaine d’équipes de WorldTour sont attendues au départ pour se préparer au Giro d’Italia. Pour 2026, les organisateurs ont introduit un nouveau sprint intermédiaire, le “Bonus Sprint”, qui offre des secondes cruciales qui pourraient influencer la bataille pour le classement général.
Le Tour 2026 s’étendra sur cinq jours, du lundi 20 avril au vendredi 24 avril, couvrant 760 kilomètres avec un dénivelé total de 14 620 mètres. Cette édition mettra à nouveau l’accent sur l’aptitude à grimper, mais également sur les compétences en descente, avec une seule arrivée en montagne et trois descentes avant l’arrivée.
La première étape commence autour d’Innsbruck, similaire à celle de 2017, lorsque Michele Scarponi a été sacré quelques jours avant sa tragique disparition. Geraint Thomas avait remporté l’épreuve cette année-là. Ce parcours de 141,8 km inclut quatre courtes montées, offrant une opportunité aux sprinteurs de briller.
L’étape 2 reliera Telfs, en Tyrol, à Val Martello, en Südtirol/Alto Adige pour une arrivée en montagne dans la haute vallée. Longue de 147,5 km, cette étape comprend deux ascensions importantes et une montée finale de six kilomètres à 8%, décisive pour le général.
L’étape 3, qui débute à Latsch/Laces, se terminera à Arco, la ville du Garda Trentino qui accueille depuis longtemps le comité d’organisation du Tour des Alpes. Sur 174,5 km, les coureurs traverseront le Passo Castrin avant une série de petites montées et une descente rapide vers l’arrivée.
La quatrième étape fait 167,8 km d’Arco à Trento, passant par les montagnes du Passo Redebus. Considérée comme l’étape reine, elle comporte 3600 mètres de dénivelé. La montée de Povo, qui a été incluse dans les Championnats d’Europe de 2021, pourrait bien figurer dans les Super Championnats du Monde de 2031.
Enfin, l’étape 5 partira de Trento et montera vers Bolzano, avec deux grandes ascensions tardives qui détermineront sans doute le classement général. Mesurant seulement 128,6 km, elle inclut les côtes de Montoppio et de Cologna di Sopra, un circuit final exigeant, au nord de la ville.
Points à retenir
- Le Tour des Alpes est devenu une institution qui continue d’attirer les foules et les coureurs.
- Les sprints intermédiaires ajoutent une dose d’excitation, à voir comment ils influenceront le classement général.
- Malgré une seule arrivée en montagne, les descentes promettent du spectacle.
- Des étapes courtes, oui, mais comment les coureurs vont-ils gérer l’intensité ?
- Innsbruck, un retour aux sources cargé d’histoire dans cette grande course.
En observant l’évolution de cette compétition, je me demande si le cyclisme ne reflète pas un peu notre propre société : un mélange de défis, de stratégies et d’imprévus à chaque tournant. Finalement, qu’est-ce qui nous pousse à suivre ces courses sinon cette quête d’excellence mêlée à une touche de drama humain ? Peut-être que derrière chaque ascension, il y a l’histoire d’un rêve. En tant que journaliste engagé, je ne peux m’empêcher de me demander ce que tout cela signifie pour le monde du cyclisme et au-delà.