Après son podium lors de sa première participation au Tour des Flandres, les attentes autour de Remco Evenepoel atteignent des sommets alors que le talent belge poursuit sa campagne de Classiques en avril.
Récemment, dans une interview accordée à un célèbre quotidien italien, il a expliqué comment il a appris à gérer la pression qui l’accompagne inévitablement, tout en gardant une perspective plus large sur le cyclisme.
Evenepoel a reconnu que, bien que l’exigence constante de résultats ait été plus difficile à supporter par le passé, il se sent désormais beaucoup plus à l’aise avec cette situation.
Il a également partagé sa vision de la compétition dans la même époque que des coureurs d’exception comme Tadej Pogačar, précisant que cela ne le décourage pas.
« Je suis professionnel depuis sept à huit ans, et cela aide », a-t-il déclaré. « Dès le début, j’étais sous les feux de la rampe, mais la pression et les attentes ne me pèsent plus maintenant. »
Evenepoel se dirigera vers l’Amstel Gold Race, où il aura l’occasion de croiser le fer avec des coureurs de renom, notamment l’ancien vainqueur Tom Pidcock. Il pourrait également participer à La Flèche Wallonne avant de s’aligner au départ de Liège-Bastogne-Liège.
Ce dernier monument du printemps le mettra en concurrence face à Pogačar, triple vainqueur, tandis que le jeune phénomène français Paul Seixas fait figure de prétendant sérieux pour la victoire à Liège.
« C’est un stimulus. Je me concentre avant tout sur moi-même et sur ce que je peux réaliser. Comparé aux saisons précédentes, j’ai l’intention de me battre davantage », a-t-il dit.
Par ailleurs, Evenepoel a souligné l’importance de garder un équilibre dans la vie. « Si vous vous concentrez trop sur le cyclisme, vous risquez de perdre le contrôle de votre vie personnelle. »
Il a mentionné que sa priorité reste sa vie de famille, affirmant que « le cyclisme n’est pas éternel. Être mari et père est plus important. »
Concernant l’avenir, Evenepoel n’envisage pas de tenter de battre le record de l’heure avant au moins 2030. Il place également beaucoup d’espoir en son coéquipier Giulio Pellizzari pour le prochain Giro d’Italia.
« Il est proche d’un podium au Giro, et une fois qu’il sera prêt pour le top 3, il pourra rêver de la victoire. »
Points à retenir
- Evenepoel s’affirme comme un coureur mature, apprenant à gérer la pression.
- La compétition avec des coureurs de haut niveau comme Pogačar est source de motivation.
- Un équilibre entre la vie personnelle et le sport est essentiel pour lui.
- Il mise sur la nouvelle génération, comme Pellizzari, pour des succès futurs.
Ensemble, ces réflexions soulèvent la question : jusqu’où à quel point le cyclisme peut-il peser sur la vie personnelle d’un athlète ? Il semble que Evenepoel ait trouvé une sorte d’harmonie, mais cela soulève un débat sur la nature sacrificielle de la profession. En tant que journaliste engagé, je me demande si cette quête d’équilibre peut être universelle pour tous les sportifs, ou est-elle réservée à quelques privilégiés ayant une vision claire de leur parcours.