lun. Juil 20th, 2026
L'équipe cycliste Israel-Premier Tech perd son sponsor principal suite aux manifestations !

Fin de partenariat pour l’équipe de cyclisme israélo-canadienne

Une entreprise canadienne met fin à son sponsoring d’une équipe en lien avec Israël suite à de multiples manifestations pro-Palestine lors de grandes courses cyclistes.

Le sponsor principal d’Israel-Premier Tech a rompu son association avec l’équipe de cyclisme immédiatement après des manifestations contre sa participation à des courses. Cela intervient malgré l’annonce de l’équipe de procéder à un rebranding complet pour la saison 2026 afin d’adopter un nouveau nom.

La société canadienne Premier Tech a annoncé ce vendredi mettre un terme à son contrat de sponsoring après que l’équipe a été ciblée par des manifestants pro-Palestiniens lors de plusieurs courses cette année. Des étapes de la Vuelta a Espana en août et septembre ont été interrompues par des protestataires, poussant finalement les organisateurs à annuler la course.

Le sponsor a fait retirer son nom complet des maillots des coureurs lors de la Vuelta.

Propriété du promoteur immobilier israélo-canadien Sylvan Adams, l’équipe a été fondée en 2014 par Ron Baron et Ran Margaliot et est basée en Israël. Elle a également subi des manifestations isolées lors des deux autres grandes courses cyclistes : le Giro d’Italie et le Tour de France, et a été accusée de « sportswashing » par des groupes pro-Palestine.

Suite à la Vuelta, Premier Tech a appelé l’équipe à changer de nom pour retirer “Israël” et adopter une nouvelle identité et image de marque.

L’équipe a consenti à s’éloigner de son “identité israélienne”.

Cependant, Premier Tech a décidé de se retirer en tant que co-sponsor principal avec effet immédiat.

“Bien que nous ayons noté la décision de l’équipe de changer de nom pour la saison 2026, les raisons fondamentales pour lesquelles Premier Tech sponsorisait l’équipe ont été éclipsées à un point tel qu’il nous est devenu insoutenable de continuer”, a ajouté la société.

“Nous souhaitons remercier l’équipe – coureurs et staff – pour ces quatre saisons inoubliables à leurs côtés et saluer leurs incroyables accomplissements et leur professionnalisme, tant sur la route qu’en dehors.”

Le cycliste canadien Derek Gee, qui avait terminé quatrième au Giro d’Italie cette année, a également quitté Israel-Premier Tech peu avant la Vuelta, invoquant “des convictions personnelles”. Le mois dernier, il a mentionné faire face à une demande en dommages et intérêts de 30 millions d’euros (35 millions de dollars) de l’équipe.

En septembre, une enquête des Nations Unies a qualifié la guerre d’Israël contre Gaza de génocide, tenant le gouvernement israélien responsable de ce conflit ayant causé la mort d’au moins 68 875 Palestiniens.

Bien que l’équipe soit de propriété privée et non étatique, Adams s’est lui-même décrit comme un ambassadeur non officiel d’Israël. Il a même été loué par le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour avoir refusé de quitter la Vuelta malgré les protestations, jusqu’à l’abandon de la course.

En octobre, Adams s’est éloigné de son implication quotidienne avec l’équipe et ne parle plus en son nom.

L’équipe a rejoint le niveau élite du World Tour de cyclisme avant la saison 2020 et a recruté en juillet de cette année-là le quadruple vainqueur du Tour de France, Chris Froome.

Dans le cadre des manifestations pro-Palestine lors de la Vuelta, la ministre espagnole des Sports, Pilar Alegria, a appelé à interdire les équipes sportives israéliennes, de la même manière que les équipes russes avaient été largement bannies en 2022 après l’invasion de l’Ukraine, soulignant ainsi un “double standard”.

“Il est difficile d’expliquer et de comprendre qu’il y a une telle différence de traitement,” a déclaré Alegria à la radio espagnole Cadena SER en septembre dernier. “Étant donné la situation terrible que nous vivons au jour le jour, je conviendrais que les fédérations et comités internationaux devraient prendre la même décision qu’en 2022,” a-t-elle ajouté. “[Les manifestations] représentent clairement ce que ressent le peuple, le sport ne peut pas être distancié du monde qui l’entoure.”

Points à retenir

  • Premier Tech met fin à son sponsoring, révélant une tension grandissante autour des valeurs du sport.
  • L’initiation d’un rebranding ne sauve pas l’équipe des débats en cours.
  • Derek Gee quitte également l’équipe, illustrant des choix personnels influencés par des convictions morales.
  • Les manifestations évoquent un écho de sentiments qui dépassent le cadre sportif.
  • Le débat sur le traitement inégal entre équipes internationales soulève des questions sur l’intégrité du sport.

En somme, il est intéressant de constater comment le monde du sport devient le théâtre de préoccupations sociopolitiques. Pour ma part, je me demande jusqu’où cela ira. Les athlètes, les sponsors et les organisateurs devront-ils à l’avenir jouer un rôle plus actif dans les discussions sur les valeurs qu’ils défendent ? Cela mérite réflexion, d’autant plus que le sport, au-delà de sa dimension compétitive, est également un reflet de notre société.


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