« Je n’aurais pas dû quitter le Giro après deux semaines », a-t-il admis. « À cause de cela, je n’ai pas eu de vraie période de repos, et je l’ai ressenti dans les finales de ces courses d’une journée. Mentalement, je n’étais pas suffisamment frais. En conséquence, j’ai obtenu peu ou pas de points UCI après le Giro. »
Le mois de juillet a apporté une nouvelle déception, lorsque Fretin a participé à un stage en altitude en Italie. « Je m’étais entraîné de manière inadéquate », a-t-il reconnu. « Nous savons maintenant que je me prépare mieux sous le soleil espagnol. C’est ce qui me correspond le mieux, bien plus que les hautes montagnes. »
Ces expériences ont influencé ses plans pour 2026, une saison où il souhaite faire un nouveau pas en avant. Son programme printanier sera très similaire à celui de 2025, avec un accent sur les classiques où il aspire à décrocher la victoire.
« Au printemps, je vais plus ou moins suivre le même programme que l’année dernière », a-t-il déclaré. « Principalement des classiques comme Nokere Koerse, où je vise la victoire. »
Fretin a remporté la Ronde van Limburg devant Dehairs et Menten.
Ambitions de sprint et première dans le Tour de France
À 24 ans, Fretin vise également à progresser dans les sprints massifs, projetant de faire un bond en avant en 2026. « Ma victoire d’étape au Tour de l’Algarve m’a donné beaucoup de confiance, surtout en voyant les adversaires que j’ai battus (Meeus, De Lie, Girmay, et Van Aert). »
Pour combler l’écart avec les sprinteurs les plus performants, Fretin prévoit d’avoir des pilotes de tête, ce qui n’était pas le cas l’année dernière pour une raison inexplicable. « L’année dernière, j’étais souvent seul dans les sprints, mais maintenant j’aurai toujours deux pilotes de tête fixes avec moi : Piet Allegaert et Alex Kirsch. »
Il a également passé plus de temps à la salle de sport cet hiver. « Pour améliorer mon accélération et mon explosivité », a expliqué Fretin. « Je réalise que des sprinteurs comme Philipsen et Milan sont plus rapides que moi dans les 200 derniers mètres. C’est un point à travailler. »
Une comparaison directe avec Jasper Philipsen pourrait survenir rapidement, car Fretin s’apprête à faire ses débuts dans le Tour de France cet été. « Normalement, je participerai au Tour pour la première fois », a-t-il partagé. « C’est un rêve d’enfant devenu réalité. Mais si vous êtes sur la ligne de départ du Tour, il est naturel de rêver de plus. »
Points à retenir
- Un retrait du Giro d’Italia qui laisse des séquelles, surtout en matière de repos mental.
- Une préparation du côté ensoleillé de l’Espagne, loin des altitudes italiennes.
- Des classiques au programme, avec une volonté de se battre pour la victoire.
- Un projet d’amélioration des sprints avec un soutien d’équipe cette fois-ci.
En tant que passionné de cyclisme, je me demande comment ces défis façonnent le parcours sportif des athlètes. Est-ce que l’équilibre entre la performance et le bien-être mental est suffisamment pris en compte dans le monde du cyclisme professionnel ? L’engagement et la détermination de Fretin sont à saluer, mais où se situe la limite entre ambition et surmenage ? Un débat qui mérite réflexion dans notre société du sport moderne.