Après le grand rendez-vous que représente le Giro de Lombardie, la saison internationale de cyclisme n’est pas encore terminée. Ce dimanche 11 octobre, la course suivante s’élancera : l’édition 120 de la Paris-Tours.
La classique française, longtemps incontournable, a perdu un peu de lustre ces dernières années, mais elle reste bien présente au calendrier, notamment dans le cadre de l’UCI Europe Tour, avec une place de choix en automne.
Paris-Tours : départ à 12h10, arrivée estimée vers 17h00
La course essaie aussi de séduire à nouveau en misant sur quelques ajustements, et pas seulement sur les habitudes du peloton. Comme souvent ces dernières années, cette édition réserve plusieurs portions en terre (dirt) : un détail qui change tout, parce qu’il rend la course plus irrégulière… et donc plus difficile à “ranger dans une case”.
Parmi les coureurs, Matteo Trentin occupe naturellement le devant de la scène. Le sprinteur “à l’ancienne”, mais pas que, compte déjà trois victoires en France (dont la dernière en 2025), et vise désormais un quatrième succès, avec l’ambition de réaliser un scénario rare : un “poker” qui, pour l’instant, n’a jamais été reproduit dans l’histoire de l’épreuve.
Parcours
Le départ est donné à Chartres et l’arrivée se fait à Tours, pour un total de 216,2 km.
À partir du km 30, les coureurs entreront dans une séquence de relances vallonnées typiquement françaises, qui s’étire sur environ 100 km.
À un peu moins de 70 km de l’arrivée, la première difficulté pointe : la Côte de Cangey (1 km à 4,2 % de moyenne).
Elle est suivie immédiatement par la Côte de Limeray (0,6 km à 3,6 % de moyenne), puis la Côte du Bois de Chançay (0,9 km à 4,3 %).
La route grimpe ensuite sur la Côte de la Vallée du Vau (1 km à 4,2 %), avant une dernière partie montagneuse qui débute à environ 30 km de la ligne.
Là, on retrouve la Côte de la Rochère (0,4 km à 11 % de moyenne), courte mais exigeante, puis Côte de la Vallée Chartier (0,6 km à 7,6 %) et Côte du Vouvray (0,4 km à 6,7 %).
L’ascension finale est la Côte de Rochecorbon (0,6 km à 5,7 %) : au sommet, il restera moins de 9 km pour aller chercher le sprint de trop… ou la décision de trop tôt.
Programme
Dimanche 11 octobre – Chartres–Tours (216,2 km)
Départ : 12 h 10
Arrivée estimée : 17 h 00
Favoris
Matteo Trentin a toujours montré une affinité marquée avec cette course. Aujourd’hui, l’Italien (37 ans) cherche un quatrième succès, après ceux de 2015, 2017 et 2025.
En cas de sprint, l’adversaire le plus crédible semble être Tim Merlier (Soudal Quick-Step). Mais la concurrence n’a rien d’un décor : Romain Gregoire (Groupama FDJ) et Dorian Godon (Ineos), vainqueur du Gran Piemonte, peuvent aussi créer des problèmes.
L’Italie comptera également sur Alessandro Romele (XDS Astana Team).
Où voir Paris-Tours
TV : aucune diffusion annoncée
Streaming : à partir de 15 h 00 sur Discovery Plus, HBO Max, Eurosport 1 HD et DAZN
Live texte : disponible
Points à retenir
- Plusieurs passages en terre sont au programme : ce n’est pas juste “joli” sur le papier, ça peut casser le rythme et rééquilibrer la course.
- Une succession de côtes arrive avant la fin : l’arrivée à Tours n’est pas forcément un sprint “tranquille”.
- Trentin arrive avec un capital confiance évident, mais ce type de course aime aussi les profils qui savent gérer les moments flous.
- En cas de sprint, Tim Merlier a de quoi faire peur… à condition que le peloton arrive dans un état “sprint-compatible”.
- À l’approche des dernières difficultés, chaque attaque a plus de chances de laisser des traces : 4 bosses peuvent sembler peu, jusqu’à ce que ça commence à grimacer.
À mes yeux, Paris-Tours a surtout besoin d’un ingrédient : un scénario qui ne se contente pas de confirmer ce qu’on pensait. Avec ces portions en terre et cette fin en enchaînement de côtes, on a de quoi espérer une course plus nerveuse que la simple théorie du “spécialiste du moment”.
Je vais suivre la course avec une attention particulière : parce que quand l’organisation ose le changement, le cyclisme gagne en spectacle… et c’est, au fond, une bonne façon de défendre l’idée qu’un sport doit continuer à surprendre, pas seulement à se répéter.