sam. Juil 18th, 2026
Tour de France : l’ancien vainqueur s’en prend aux critiques de Pogacar

Tour de France 2026 : Tadej Pogacar dérange… et Bjarne Riis répond aux critiques

Tadej Pogacar s’impose comme le grand patron de la Tour de France 2026. Pas seulement au classement général : le Slovène grignote aussi des victoires d’étapes. Forcément, dans le monde du cyclisme, tout le monde n’applaudit pas les mêmes exploits au même rythme. Et c’est là que Bjarne Riis, vainqueur du Tour en 1996, décide de remettre quelques pendules à l’heure.

« J’en ai vraiment marre. Ça me tape sur les nerfs d’entendre sans arrêt : ‘Tu ne devrais pas’, ‘Tu en fais trop’. Je veux dire : s’il ne roulait pas pour gagner, ce serait de la médiocrité… et j’ai franchement horreur de la médiocrité », a lâché le Danois, dans son podcast Riis i Feltet. Pour lui, le bon réflexe serait plutôt de profiter de ses performances — pas de les soupçonner d’avance.

Riis allume les critiques : « Entraînez-vous un peu plus »

Riis a aussi adressé un message très direct à ceux qui reprochent au Team UAE de « prendre trop de part du gâteau ». Son conseil ? Arrêter de nourrir la suspicion et passer par l’effort :

« Arrêtez d’être jaloux. Le meilleur conseil que je puisse donner à tous ceux qui sont là—aux coureurs, aux équipes, etc.—c’est : entraînez-vous encore un peu plus. Faites tout ce que vous pouvez pour devenir la meilleure version de vous-même », a-t-il tranché.

Ses propos pourraient viser au passage José Joaquin Rojas, directeur sportif du Movistar. Celui-ci s’était montré remonté après une journée où le Team UAE a compliqué la vie d’un groupe d’échappée à la 9e étape, sans que cela ne menace vraiment le maillot jaune. Dans la foulée, il avait évoqué l’idée de « règles non écrites » à respecter — et visiblement, Riis n’en est pas là à jouer les arbitres gênés.

Le quadruple vainqueur du Tour semble même craindre que la vague de critiques finisse par se transformer en problème plus concret :

« Ce sont toujours les mêmes qui disent ce genre de choses et mettent de l’huile sur le feu, jusqu’à ce qu’un jour quelqu’un arrive et fasse tomber Pogacar de son vélo », a-t-il prévenu. Et il n’a sans doute pas échappé à Riis que Pogacar ait été sifflé par certains supporters lors de sa victoire à la 10e étape.

Vingegaard déplore les sifflets : « Je l’ai aussi entendu »

Les sifflets n’ont pas seulement fait réagir Riis. Ils ont aussi conduit Jonas Vingegaard à prendre la parole, lui qui s’est retrouvé face à son principal rival : Pogacar.

« Je l’ai aussi entendu. Je pense que ça ne devrait pas être accepté dans le sport. Si on ne veut pas le soutenir, c’est une chose. Mais alors, on ne le siffle pas », a regretté le Danois, relayant son point de vue via WielerFlits.

Et Vingegaard d’ajouter, sans détour : « Encouragez les coureurs et soyez heureux ! Sinon, restez chez vous. »

De son côté, Pogacar n’a pas semblé perturbé. Aux siffleurs, il a répondu avec une formule qui ressemble plus à un remerciement qu’à une provocation : « À tous ceux qui ont sifflé : vous nous donnez plus de force. Merci, merci. »

Points à retenir

  • Pogacar réussit si fort que certains finissent par confondre performance et provocation. Riis préfère, lui, parler d’entraînement.
  • Le débat tourne autour de ce que “les autres” devraient accepter : rouler pour gagner ou suivre des règles tacites. Spoiler : ces règles n’ont jamais vraiment eu de formulaire officiel.
  • Les sifflets, eux, deviennent la vraie zone sensible. Vingegaard rappelle que ne pas soutenir quelqu’un, c’est une option… mais le siffler, c’est autre chose.
  • La réponse de Pogacar est nette : il transforme le bruit en carburant. En termes d’image, difficile de faire plus efficace… ou plus dérangeant.

À mes yeux, ce qui se joue ici dépasse une simple question de style ou de stratégie de course : c’est une bataille entre ceux qui veulent du spectacle, et ceux qui réclament une victoire “propre” selon leurs propres codes. Et quand Riis comme Vingegaard insistent sur le respect du sport, j’y vois une alerte assez claire : le cyclisme a besoin d’exigence, pas de haine. Je suis pour qu’on laisse les coureurs courir et que le débat reste dans la tête—pas dans la pression qui peut virer au mauvais scénario. Parce qu’au fond, ce genre de polémique dit aussi quelque chose de nous, et ça mérite qu’on y réfléchisse avec responsabilité.


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