La soirée de samedi en France a été marquée par de tragiques événements à l’occasion des célébrations de la victoire du Paris Saint-Germain (PSG) en finale de la Ligue des Champions, a annoncé dimanche le ministère de l’Intérieur.
À Dax, dans le sud-ouest, un adolescent de 17 ans a été poignardé à mort lors d’un rassemblement célébrant la victoire du PSG contre l’Inter de Milan. À Paris, une femme circulant en scooter a été percutée par une voiture et est décédée de ses blessures.
Dans la ville de Grenoble, située au sud-est, quatre membres d’une même famille ont été blessés, dont deux grièvement, quand une voiture a foncé dans la foule réunie pour fêter la victoire parisienne. Le conducteur aurait perdu le contrôle de son véhicule et a été placé en garde à vue, selon les autorités.
Sur les Champs-Élysées, à Paris, les festivités ont rapidement viré au chaos. Des abribus ont été détruits et des projectiles lancés contre les forces de l’ordre. Celles-ci ont répondu par des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour disperser la foule massive. Les affrontements se sont étendus à la rocade parisienne, avec au moins deux voitures incendiées près du stade du PSG.
Les forces de l’ordre, environ 5 400 agents, encadraient la soirée pour tenter de maintenir l’ordre. Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a appelé à une politique de tolérance zéro vis-à-vis des fauteurs de troubles : « Les vrais supporters du PSG savourent la magnifique victoire de leur club. Pendant ce temps, des barbares défilent dans les rues de Paris pour commettre des actes criminels et provoquer la police », a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux.
Pour rappel, le PSG a remporté la finale de la Ligue des Champions en écrasant l’Inter de Milan 5-0, samedi, à l’Allianz Arena de Munich, en Allemagne. Après une défaite en finale contre le Bayern Munich en 2020 et une qualification in extremis en phase de groupes cette saison, le club parisien débute ainsi une nouvelle page de son histoire sportive.
Points à retenir
- La fête du football peut rapidement virer au cauchemar, en particulier quand la foule devient incontrôlable.
- Les célébrations du PSG illustrent parfaitement combien la passion sportive peut parfois échauffer les esprits… jusqu’à la violence.
- La réponse des autorités, bien qu’importante en effectifs, n’a pas suffi à contenir les débordements, signe que le maintien de l’ordre en pareilles occasions reste un défi de taille.
- La ferveur populaire d’un côté, la délinquance de l’autre : une double facette des événements publics qui force à une certaine réflexion sur notre rapport aux célébrations collectives.
- Un jeune poignardé, une femme fauchée, des familles blessées et des voitures brûlées : difficile de parler uniquement de « liesse populaire » après une telle nuit.
En somme, que ce soit au stade ou dans les rues, la victoire du PSG aura fait parler, mais pas toujours pour les bonnes raisons. Cela pose la question : peut-on vraiment concilier joie sportive et ordre public sans que la fête ne tourne au vinaigre ? Personnellement, je me demande si la solution ne serait pas, finalement, de célébrer un peu moins bruyamment – ou de privilégier les soirées Netflix. Oui, j’entends déjà les fans crier au scandale, mais avouez que ça ferait moins d’ambulances à gérer…