Bien que moins en lumière que son homologue parisien, Zuriko Davitashvili, l’autre ailier géorgien du football français, montre lui aussi une technique raffinée et une explosivité indéniable. Cette saison, il se distingue par ses performances avec Saint-Étienne, qui aspire à retrouver la Ligue 1 dès sa première tentative, un objectif qui semble sur de bons rails à mi-parcours.
Après quatre années passées en Russie, Davitashvili est revenu dans son pays natal en 2022, suite à l’invasion de l’Ukraine. Avec Khvicha Kvaratskhelia, un autre produit de l’académie de Dinamo Tbilisi, ils ont joué leurs derniers matchs à Batumi avant de s’orienter vers l’Europe de l’Ouest.
Lors de son passage à Bordeaux, un club relégué de Ligue 1, il a été l’un des principaux attraits du championnat de deuxième division. Bien que parfois irrégulier, il a souvent été le seul point d’attaque viable de son équipe. Dans un contexte chaotique marqué par des problèmes financiers et de gouvernance, ses 14 buts étaient un retour honorable.
Sa conduite de balle en dribble et sa tendance à frapper de loin révèlent des similarités avec son compatriote. Lors de la saison dernière, il a réussi neuf buts et huit passes décisives, mais n’a pas pu éviter à Les Verts une relégation, après une défaite lors de la dernière journée face à Toulouse.
La volonté de Saint-Étienne de conserver Davitashvili mise à l’épreuve ?
Durant l’été, les dirigeants nord-américains du club ont fermement décidé de garder leurs talents offensifs, y compris Lucas Stassin, malgré des intérêts venus de toute l’Europe. Avec huit buts en première moitié de saison, Davitashvili prouve qu’il a les capacités pour évoluer à un niveau supérieur, que ce soit avec Saint-Étienne ou ailleurs.
Sur la scène internationale, à seulement 24 ans, il a atteint le cap des 50 sélections, malgré une année difficile pour l’équipe géorgienne. Après l’euphorie d’une participation réussie à l’Euro 2024, l’équipe de Willy Sagnol n’a réussi qu’une victoire lors de ses qualifications pour la Coupe du Monde cet automne. Ses contributions incluent un but lors de la défaite initiale contre la Turquie et une passe décisive dans un match remporté 3-0 contre la Bulgarie.
Bien que les champions de France à dix reprises aient réussi à conserver leur ailier en vue pendant quelques mois supplémentaires, un transfert en janvier semble de plus en plus probable. Davitashvili peut ne pas avoir la même efficacité et régularité que son compatriote, mais son potentiel pour briller à un haut niveau est indéniable.
Points à retenir
- Zuriko Davitashvili, un ailier géorgien prometteur, évolue avec brio à Saint-Étienne.
- Son parcours en Russie a été suivi d’un retour en Géorgie, avant de se lancer en Europe de l’Ouest.
- Malgré des moments d’inconstance, ses performances à Bordeaux ont capté l’attention.
- La pression est forte sur Saint-Étienne pour garder ses talents, Davitashvili en tête.
- À 24 ans, il se fait un nom sur le plan international, même dans une équipe en difficulté.
Il est indéniable que chaque mouvement sur le terrain peut susciter des vagues dans le monde du football. Une question se pose alors : quelle sera la prochaine étape pour Davitashvili, lui qui continue à tracer son chemin dans un sport où la stabilité est souvent un luxe ? En tant que journaliste engagé, je n’hésite pas à dire que le football est un reflet de nos choix, mais c’est aussi une aventure que nous vivons ensemble, joueur et supporter. Revenir en Ligue 1 serait un véritable coup de maître, mais pour cela, il faut être prêt à relever les défis qui se présentent.