Barça Femení : Pere Romeu souligne l’engagement et l’identité de l’équipe en ce début de saison
Dans une interview accordée à ESPN, Pere Romeu, entraîneur du FC Barcelone Femení, a salué l’implication croissante de ses joueuses dès l’ouverture de la saison. Après un été marqué par des changements et la conquête des titres, la victoire 7-0 contre le Real Madrid en Liga F nourrit le sentiment d’une progression maîtrisée et collective.
Romeu avait déjà apprécié l’intérêt porté par le monde du football masculin à l’évolution du secteur féminin. Avant le dernier Barça-Madrid de la Ligue des Champions, il avait décrit l’entraîneur allemand comme « une personne très éduquée, un bon camarade », et avait évoqué les échanges réguliers et les conseils qui entourent le projet féminin.
Les impressions positives autour de l’équipe 2026-27 se concrétisent sur le terrain: « Nous venons d’un très bon match en Champions et, face au Real Madrid, nous avons élevé le niveau encore davantage. C’était un contrôle total, nous avons limité les occasions adverses et la ferveur du public était rassurante », confie Romeu à ESPN.
Sur le plan tactique, la vision de l’entraîneur se résume à une éthique de travail sans compromis: « Mon équipe marque un but et le fête avec énergie; si une occasion manque, on passe immédiatement à la pression suivante. Ce sont des bases simples mais non négociables pour moi. » Il rappelle aussi que « l’idée de jeu passe avant les noms propres : les talents venus de la formation ont leur place, et chacun, quel que soit son niveau, doit se battre pour le maillot ».

Sur le plan institutionnel, l’effectif a connu des départs de cadres comme Alexia Putellas, Mapi León et Ona Batlle, ce qui a laissé une place importante aux joueuses issues de la formation. Clara Serrajordi et Aïcha Camara en bénéficient déjà, et Romeu se dit convaincu que le groupe peut s’adapter et continuer à progresser. « Il faut que l’équipe rende des performances quoi qu’il arrive. Des jeunes ont pris des responsabilités et l’apport est positif », assure-t-il.
La capitanie est assurée par des joueuses expérimentées telles que Patri Guijarro, Caroline Graham Hansen et la triple Ballon d’Or Aitana Bonmatí, qui apportent stabilité et continuité à l’ensemble. « Ça fonctionne très bien et cela porte ses fruits. Je vois les joueuses s’impliquer avec davantage de responsabilités », résume Romeu.
Une autre promesse et une coupe de cheveux
Pere Romeu avait promis de se raser les cheveux s’il remportait sa première Ligue des Champions à Oslo, promesse qu’il a tenue. Interrogé sur une éventuelle nouvelle promesse pour une victoire en 2027 à Varsovie, il lança, en plaisantant: « Je ne sais pas, peut-être laisser pousser mes cheveux à nouveau ? »
Le Ballon d’Or féminin réunit six Catalanes candidates du Barça — Esmee Brugts, Cata Coll, Caroline Graham Hansen, Patri Guijarro, Ewa Pajor et Clàudia Pina — et nomme également Pere Romeu comme entraîneur de l’année. « Être nominé me fait déjà plaisir. Ce qui m’importe le plus, c’est que l’équipe affiche une identité de jeu très claire et que cela me rende fier en tant qu’entraîneur », souligne-t-il.
Le défi consiste désormais à accorder la poursuite des titres de la saison passée avec l’objectif de la Coupe du Monde des clubs. Le calendrier chargé et l’étendue du vivier de joueuses posent des questions sur la gestion des ressources, mais Romeu reste confiant: « Il est encore tôt pour mesurer l’impact sur les joueuses, et plus nous sommes concentrés, mieux nous serons préparés pour le Mondial. » Le staff et le vestiaire semblent d’ores et déjà animés par une dynamique de continuité et de jeunesse; l’expérience du groupe et l’énergie des plus jeunes forment une association qui tient la route.
Points à retenir
- Pere Romeu affirme que l’idée de jeu prévaut sur les noms propres, valorisant l’effort collectif.
- Le Barça a infligé 7-0 au Real Madrid, illustrant une emprise incontestable sur le match.
- L’équipe voit émerger des jeunes (Clara Serrajordi, Aïcha Camara) tandis que les cadres restent moteurs (Guijarro, Hansen, Bonmatí).
- La formation barcelonaise garde une identité nette et une exigence de travail quotidienne.
- Le Barça est dans une dynamique de reconstruction avec des relectures du rôle des jeunes et de l’expérience des cadres.
- Le Ballon d’Or féminin inclut plusieurs candidates du Barça et place Romeu parmi les nominés comme entraîneur de l’année.
- Le calendrier, entre championnat, Ligue des Champions et Mondial, nécessite une gestion fine des ressources et des objectifs.
En conclusion, je suis amené à suivre attentivement comment ce Barça Femení, riche de jeunes talents et d’un noyau expérimenté, parvient à transposer ses résultats nationaux en une dynamique durable sur le plan continental et mondial. Pour ma part, c’est une saison qui peut éclairer les choix stratégiques du club et nourrir une réflexion sur l’équilibre entre continuité et renouvellement. En tant que journaliste, je resterai vigilant et curieux, convaincu que les trajectoires collectives dévoilent autant que les performances individuelles, et que l’identité de jeu peut devenir, elle aussi, un actant majeur de l’avenir.»