ven. Oct 9th, 2026
El golf pide bajar el IVA al 10% y sostiene que el turismo compensaría la rebaja

Le golf espagnol cherche à revenir à une TVA réduite de 10 %, remettant en cause le tarif actuel de 21 % appliqué depuis 2012. Pour soutenir cette évolution, la Real Federación Española de Golf (RFEG) et l’Asociación Española de Campos de Golf (AECG) ont présenté, à l’occasion de l’Open d’Espagne, une étude réalisée par EY. Selon ce rapport, la perte de recettes fiscales initiale pourrait être compensée par une hausse de l’activité économique et, surtout, par les dépenses des touristes venus jouer au golf en Espagne.

Le sport fédéré espagnol s’est joint à la démarche par l’intermédiaire de l’ADESP (Association du Sport Espagnol), présidée par José Hidalgo. L’organisation a transmis aux groupes parlementaires une proposition plus ambitieuse visant à ramener la TVA des activités sportives et des spectacles professionnels à 10 %, tout en préconisant une exonération ou un taux de 4 % pour les spectacles amateurs.

Selon EY, l’État pourrait même récupérer 2,5 millions d’euros supplémentaires. Le calcul repose sur une hausse de la demande estimée à 5,03 %, un seuil jugé suffisant pour compenser la perte de recettes et qui s’approche du dynamisme moyen du tourisme international lié au golf entre 2016 et 2018 (environ 4,9 % par an).

Les chiffres de EY partent du présupposé que ramener le taux de 21 % à 10 % imputerait 35,2 millions d’euros de recettes directes en moins pour l’État, résultant de l’activité des terrains. Cette perte serait compensée par 3,2 millions d’euros provenant d’une activité accrue sur les installations et, surtout, par 34,5 millions d’euros de TVA additionnelle générée par le dépense touristique associée au golf. L’étude ne prend pas en compte d’autres recettes potentielles issues de l’IRPF, des cotisations sociales ou de l’Impôt sur les Sociétés.

Le golfeur écossais Connor Syme, lors de la deuxième journée de l’Open d’Espagne.

La clé réside dans le fait que le golf génère une activité économique bien plus étendue en dehors des terrains que sur le seul practice. Une réduction de TVA toucherait des services tels que les green fees, la location de matériel ou certains cours, mais le schéma économique prévoit aussi une augmentation des dépenses liées à l’hôtellerie, à la restauration, au transport et au commerce. Ainsi, plus de 90 % du total de l’effet fiscal prévu proviendrait de ce dépense touristique accru.

Ce dossier résonne particulièrement en Andalusie, l’une des destinations golfistiques majeures en Europe. Selon la Junta d’Andalousie, la région accueille environ 700 000 touristes de golf par an et l’impact économique du secteur avoisine les 5,5 milliards d’euros annuels, avec la Costa del Sol au cœur de cette activité. Le ressort de la saisonnalité, notamment les spring and autumn, renforce cet effet en dehors des pics habituels de fréquentation.

Au niveau national, une étude de l’IE University citée par EY situe l’impact économique du golf à environ 15,9 milliards d’euros en 2022, dont près de 89 % proviennent d’activités hors des terrains. Le secteur serait lié à environ 132 994 emplois directs, indirects et induits : 118 908 liés au dépense touristique et 14 086 à l’exploitation des installations. Le pays reçoit près de 1,4 million de visiteurs internationaux liés au golf chaque année.

La revendication fiscale remonte à septembre 2012, lorsque le gouvernement a porté la TVA sur les services sportifs non exonérés de 8 % à 21 %. EY rappelle que ce changement a d’emblée augmenté les recettes, mais a aussi rendu la pratique sportive plus onéreuse. Par rapport à l’époque, les recettes liées aux clubs de golf ont bondi, puis se sont substituées par la suite à une dynamique touristique plus favorable ailleurs en Europe.

Par ailleurs, la comparaison européenne montre que plusieurs États appliquent déjà des taux réduits pour l’accès à des installations sportives, des exemples montrant que l’alignement sur la Directiva européenne est possible. Le chef de l’AECG, Luis Nigorra, soutient que la demande n’est pas une faveur pour le golf seul, mais une démonstration que une fiscalité favorable à la pratique sportive peut dynamiser l’économie; le président de la RFEG, Juan Guerrero-Burgos, estime que si le sport est reconnu comme essentiel, la justice fiscale doit suivre cette reconnaissance.

La proposition s’appuie aussi sur les bénéfices sanitaires de l’activité et sur des initiatives régionales visant à encourager la pratique. Le document évoque notamment la déduction de 15 % pour les dépenses sportives en IRPF en Andalousie, avec une limite de 100 euros par contribuable, et les estimations de la Junta qui prévoyaient environ 785 000 bénéficiaires et un impact fiscal proche de 36 millions d’euros.

L’initiative est désormais entre les mains des groupes parlementaires auxquels l’ADESP a transmis sa proposition pour modifier la fiscalité du sport. L’estimation économique d’EY est limitée au golf et ne quantifie pas le coût potentiel d’une extension de la TVA réduite à l’ensemble des activités sportives.

Points à retenir

  • Le golf espagnol cherche à ramener la TVA de 21 % à 10 %, arguant que la perte de recettes pourrait être compensée par l’activité économique et le dépense touristique accru.
  • Selon EY, la perte initiale pourrait être contrecarrée par une augmentation de 5,03 % de la demande et par un accroissement du tourisme golfique international.
  • Une réduction du taux impliquerait une baisse directe des recettes de 35,2 millions d’euros, compensée par 3,2 millions d’euros et 34,5 millions d’euros de TVA additionnelle liée au tourisme.
  • Plus de 90 % de l’effet fiscal attendu proviendrait du dépense touristique associé au golf en dehors des terrains.
  • L’Andalousie représente une part importante de l’activité, avec environ 700 000 touristes de golf et un impact économique total estimé autour de 5,5 milliards d’euros par an.
  • Au niveau national, le golf pourrait contribuer à environ 15,9 milliards d’euros d’impact économique en 2022, avec plus de 130 000 emplois liés à ce secteur.
  • La discussion s’inscrit dans un cadre européen plus large où plusieurs pays appliquent déjà des taux réduits pour certaines activités sportives.
  • Des exemples régionaux envisagés ou déjà en place montrent qu’une fiscalité favorable au sport peut coexister avec des objectifs économiques et sanitaires.

En tant que rédaction de LesNews, je m’interroge sur l’équilibre entre attractivité économique et responsabilité fiscale. Ce débat devrait être mené avec transparence, en pesant coûts et bénéfices, pour que le sport reste accessible sans mettre en péril les finances publiques. Mon envie est d’observer comment les décisions publiques trouveront un chemin entre compétitivité, santé publique et équité fiscale, et d’inviter les lecteurs à évaluer ces choix en connaissance de cause.


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By Jordan Jarson

Entrepreneur passionné par le business web et le webmarketing, j'ai mon propre site e-commerces et je m'occupe d'améliorer sa visibilité en ligne. À temps perdu, je fouille le net à la recherche de pépites que je partage à la communauté.

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