Matt Fitzpatrick a su surmonter sa déception de la dernière journée du Players Championship le week-end dernier pour signer un birdie au dernier trou et remporter le Valspar Championship d’un coup, marquant ainsi sa première victoire sur le PGA Tour en presque trois ans.
Le golfeur britannique a fait preuve d’une belle constance, réalisant des rounds de 68 et 69 avec seulement six birdies et 30 pars. Le coup décisif a eu lieu au redoutable 18e trou du Copperhead Course.
Son birdie tardif lui a permis de devancer David Lipsky, un Américain, d’un coup, alors que la compétition semblait se diriger vers un play-off. Jordan Smith, un autre Anglais, était à un coup, tandis que Xander Schauffele a terminé à huit sous après un impressionnant 65 dimanche.
À égalité avec Lipsky à -10 avant le dernier trou, Fitzpatrick a frappé son approche à un peu moins de 14 pieds et a réussi un birdie, mettant fin à une série de 12 tentatives sans succès sur ce trou.
Cela laissait à l’Américain, dans le groupe derrière, la nécessité d’égaler ce score pour forcer le play-off, mais sa tentative de 32 pieds a échoué juste au dernier moment.
Pour Fitzpatrick, cela constitue une consolation après être resté à un coup du titre la semaine précédente, suite à un bogey au dernier trou à Sawgrass, étant écarté par Cameron Young. Ce succès représente un coup de pouce de confiance idéal avant le Masters du mois prochain.
Fitzpatrick prêt à ne pas se laisser aller après la déception des Players
Après la victoire, Fitzpatrick a déclaré : « J’ai eu l’impression de bien jouer jusqu’à la fin la semaine dernière. C’est toujours décevant de perdre de cette manière. »
« Cela prend un peu de l’énergie quand on passe quatre jours à se battre pour atteindre la première place, et que l’on échoue juste avant le but. »
« C’était important cette semaine de remonter en selle et de continuer à bien jouer. »
Il a ajouté : « C’était frustrant aux Players, car je n’avais pas l’impression d’avoir fait beaucoup d’erreurs lors de la fin de parcours. J’ai réalisé beaucoup de bons coups sur les neuf derniers trous. »
« J’ai joué bien mieux sur le neuf arrière dimanche dernier que ce dimanche, par exemple. Il y a évidemment plus de frustration quand on a l’impression de ne pas avoir eu de pertes. C’est comme si quelqu’un vous avait pris la victoire. »
« J’ai veillé à ne pas me laisser porter cette semaine. Je savais que je jouais bien, alors il fallait continuer à avancer et donner toutes nos chances. »
L’Anglais Smith, avec ses cinq sous pour 66, a terminé à neuf sous et en troisième position, tandis que son compatriote Marco Penge a également été en lice jusqu’à un bogey au 16e trou, terminant à égalité pour la quatrième place à huit sous après un score de 68.
Points à retenir
- Fitzpatrick démontre une belle résilience après une déception au Players.
- Le dernier trou, toujours aussi déterminant, peut changer le cours d’un tournoi.
- Les golfistes doivent apprendre à gérer la frustration et persévérer.
- La pression des compétitions peut révéler les meilleurs comme les pires aspects d’un joueur.
En réfléchissant à cette victoire, je ne peux m’empêcher de me demander : qu’est-ce qui se passe dans la tête des athlètes lorsqu’ils sont sur le fil du rasoir entre la victoire et la défaite ? C’est fascinant de voir comment ils retrouvent leur force et se relèvent avec détermination. En tant que journaliste engagé, je crois que ces histoires méritent d’être racontées, car elles révèlent les plus profondes nuances de la nature humaine.