Belal ‘Remember The Name’ Muhammad, premier champion de la UFC d’origine palestinienne, se prépare à co-animer la première Fight Night jamais organisée au Qatar, un événement marquant pour la région. Avant ce grand moment, Aadel Haleem, correspondant pour un média réputé, s’est entretenu avec cet Américain d’origine palestinienne de 37 ans sur son identité, sa foi et l’essor des arts martiaux mixtes au Moyen-Orient.
Belal, vous êtes le co-présentateur de la première Fight Night de la UFC au Qatar. Comment s’est passée votre expérience d’entraînement ici ?
C’est incroyable, l’accueil, l’énergie, la culture. On se sent apaisé ici, presque comme une autre version de soi-même, plus spirituelle.
Étant le premier champion palestinien de la UFC, quelle sensation vous envahit en entrant dans l’octogone avec votre drapeau ?
C’est une fierté de porter notre drapeau. Peu d’athlètes le font et pouvoir brandir le drapeau tout en étant couronné champion du monde m’apporte une grande satisfaction. Cela ouvre des portes et crée une visibilité pour notre cause, et je m’engage à en profiter autant que possible.
Votre identité influence-t-elle votre mentalité de combattant ?
Je porte en moi l’esprit de mes ancêtres palestiniens. Nous ne sommes pas forcément les meilleurs athlètes, mais nous avons un cœur immense et la détermination de ne jamais abandonner. Cela me motive au quotidien.
La UFC au Qatar représente un tournant dans l’évolution des MMA au Moyen-Orient. Quel impact cela aura-t-il sur la popularité du sport dans la région ?
C’est colossal ! L’enthousiasme ici est palpable. La communauté est respectueuse, et je suis convaincu que le public sera plus engageant que dans de nombreuses villes américaines où l’alcool et le désordre peuvent gâcher l’expérience.
Quel conseil donneriez-vous aux jeunes combattants arabes qui aspirent à devenir comme vous ?
Travailler plus que quiconque. Les opportunités ne tombent pas du ciel ; il faut les mériter. La route est semée d’embûches et il faut avoir foi en ses efforts et en son destin.
Qu’est-ce qui rend le public du Moyen-Orient unique selon vous ?
Le respect. Ici, il n’y a pas de sifflets ou d’insultes, juste une admiration sincère pour chaque combattant. C’est ce qui distingue l’ambiance ici.
Vous avez un public local, n’est-ce pas ?
Absolument, je adore me battre au Moyen-Orient. C’est une expérience différente, l’énergie de la foule est incroyable.
Vous mettez beaucoup l’accent sur la discipline. Qu’est-ce qui vous garde mentalement concentré avant Fight Night ?
Ma foi, le ‘tawakkul’ : tout arrive pour une raison. Tout ce qui doit se passer, se produira. L’important, c’est de libérer son esprit de l’angoisse, et de s’exprimer pleinement sur le ring.
Quel héritage souhaitez-vous laisser, non seulement en tant que combattant, mais aussi comme modèle pour d’autres ?
Pour les athlètes palestiniens et musulmans, je veux prouver que nous avons le droit de montrer qui nous sommes, de représenter notre culture sans honte, même si le chemin est long et semé d’embûches.
Points à retenir
- Les sports de combat au Moyen-Orient sont en pleine expansion, marquant une étape notable.
- Le respect du public durant les combats joue un rôle crucial dans l’ambiance générale.
- La persévérance et le travail acharné sont des qualités essentielles pour les aspirants combattants.
- La foi personnelle peut servir de moteur dans la carrière d’un athlète.
Il est intéressant de constater comment l’identité et la culture peuvent influencer un athlète et son parcours. Personnellement, cela m’amène à réfléchir sur le lien entre nos racines et nos ambitions. La voix des sportifs issus de régions moins représentées mérite d’être entendue, et leur parcours peut se révéler inspirant pour d’autres. Engager la conversation autour de ces sujets semble essentiel, car, après tout, chaque victoire est l’aboutissement de sacrifices et d’efforts considérables.
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