Ali Abdelaziz, le manager de MMA, pourrait faire face à des complications juridiques. Les avocats représentant les combattants dans un procès pour abus de position dominante contre l’UFC accusent sa société, Dominance MMA, de ne pas respecter les demandes de découverte ordonnées par le tribunal.
Le procès Johnson contre Zuffa constitue une action collective visant à défendre des combattants ayant participé à des événements UFC depuis 2017. L’affaire Zuffa, qui couvrait les lutteurs de 2010 à 2017, avait été réglée en 2025 pour 375 millions de dollars. Ce nouveau cas d’abus de position dominante comporte plusieurs aspects et intègre d’autres procédures similaires, élargissant ainsi la représentation des lutteurs. Tous ces cas sont actuellement gérés par le juge Richard Boulware, qui avait supervisé le précédent règlement.
Actuellement en phase de découverte, les avocats des combattants accusent l’UFC de dissimuler des communications pertinentes sur les négociations et stipulations contractuelles des lutteurs. Le juge Boulware a récemment tenu une audience concernant ce sujet, accordant à l’UFC trente jours pour résoudre un imbroglio de téléphones et données manquants de figures clés au sein de l’entreprise. En l’absence de satisfaction sur les documents fournis, des sanctions juridiques pourraient être envisagées à l’encontre de l’UFC.
Ce n’est pas seulement l’UFC qui fait face à une demande de documents difficile. Un nouveau dossier a conduit les plaignants à demander au juge Boulware de reconnaître Dominance MMA en défaut de respect de l’ordre du tribunal, en refusant de fournir les communications requises.
Selon le dossier (fourni par John Nash), les avocats de Dominance MMA avaient initialement convenu, en novembre 2025, d’un plan de paiement permettant à une société tierce de collecter les documents de découverte. Cependant, ils ont fait marche arrière et interrompu toute communication pendant plusieurs semaines.
Le 5 janvier 2026, les avocats ont finalement informé les plaignants que Dominance refusait de se conformer à l’ordre du tribunal datant du 29 août et de produire des documents sans un nouvel ordre judiciaire. Ils ont évoqué une « révolte » au sein de Dominance, précisant qu’Ali Abdelaziz et d’autres dirigeants refusaient de remettre les documents, citant des préoccupations de confidentialité, des publications ambiguës sur les réseaux sociaux, et une méfiance générale envers les plaignants.
Les avocats des lutteurs ont exprimé leur surprise, étant donné que l’ordre précédent du tribunal avait accordé des protections supplémentaires pour Dominance.
La plainte des avocats des lutteurs demande au tribunal pourquoi Dominance MMA ne devrait pas être reconnu en mépris du tribunal, et pourquoi elle ne devrait pas être contrainte de payer les frais juridiques liés aux retards de divulgation. Les développements futurs dépendront de la réaction du juge Boulware, mais étant donné que cette situation fait écho à un schéma où des éléments cruciaux ne sont pas transmis, il est peu probable qu’il soit satisfait de ce refus d’obtempérer à son précédent ordre.
Points à retenir
- Dominance MMA peine à fournir des documents demandés par le tribunal, soulevant des interrogations sur son engagement à respecter les décisions judiciaires.
- Le caractère complexe de l’affaire met en lumière les luttes internes au sein de la société impliquée et la tension avec les avocats des combattants.
- Les enjeux financiers et juridiques sont colossaux, et la situation pourrait influencer significativement la dynamique du MMA.
En repensant à cette situation, je me demande où se situe vraiment la limite entre la stratégie commerciale et le respect des règles juridiques ? L’intégrité dans le sport doit-elle céder devant les contraintes de la profitabilité ? Un débat qui, à mon sens, devrait faire travailler nos consciences.
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