Tout sur le combat UFC à la Maison Blanche pour l'anniversaire de Trump !

Lorsque The Wall Street Journal a demandé à Dana White ce qui liait le mouvement MAGA à l’UFC, il a répondu d’un mot : « Testostérone ». Effectivement, Trump et White sont amis depuis des années et leurs intérêts, tant commerciaux que politiques, sont profondément entrelacés.

Au début des années 2000, les arts martiaux mixtes étaient interdits dans la plupart des États, et l’UFC peinait à organiser des événements majeurs. (Quelques années plus tôt, le sénateur John McCain avait qualifié le sport de « combat de coqs humain ».) Néanmoins, le Trump Taj Mahal à Atlantic City a accepté d’accueillir des événements de l’UFC, attirant ainsi un public de célébrités et offrant à l’organisation une visibilité et une légitimité.

« Personne ne nous prenait au sérieux », a répété White. « Sauf Donald Trump. »

Avec la montée en popularité de l’UFC et l’entrée de Trump en politique, les deux hommes se sont soutenus mutuellement dans leurs projets. Par exemple, l’une des plus grandes stars de l’UFC est apparue dans The Celebrity Apprentice, et White a pris la parole lors de la Convention nationale républicaine de 2016. Dans le cadre de sa campagne pour 2024, Trump a positionné White et l’UFC comme centraux pour attirer les jeunes électeurs masculins. White a connecté Trump avec des podcasteurs et influenceurs du « manosphere », jouant ainsi un rôle visible dans la campagne, notamment lors d’un rassemblement au Madison Square Garden et de la fête de victoire de Trump en 2024.

White n’a pas tort de mentionner la « testostérone » — ou plutôt l’hypermasculinité — comme un élément essentiel de cette dynamique. Comme l’explique Karim Zidan dans The Guardian, la Maison Blanche de l’UFC est « l’aboutissement naturel d’un partenariat où l’UFC est devenu la scène de la mythologie MAGA » :

L’Italie fasciste utilisait des rassemblements, des défilés et des événements sportifs pour projeter force et unité. Les sports, et en particulier les sports de combat, étaient des outils pour cultiver l’idéal de masculinité de Mussolini et présenter l’Italie comme une nation forte et puissante. De même, Trump a pris appui sur l’UFC pour affirmer son image d’homme sûr de lui et célébrer sa version d’une masculinité nationaliste. Entre le fait de citer des champions qui le soutiennent et de suggérer un tournoi opposant des combattants d’UFC à des immigrants illégaux, Trump a sans cesse intégré le machisme de style UFC dans sa marque politique.

Points à retenir

  • La fraternité entre Trump et White ouvre un chapitre intéressant sur le mélange de politique et de sport.
  • Le soutien de Trump à l’UFC a permis à ce dernier de gagner en légitimité dans un contexte difficile.
  • La testostérone, comme métaphore de l’hypermasculinité, semble jouer un rôle capital dans ce récit.
  • Les événements sportifs peuvent servir d’outils propagandistes, en tactiques contemporaines, bien loin des arènes de l’Antiquité.

Nous voici donc à la croisée des chemins où le sport rencontre la politique, une fusion étonnante qui soulève des questions intrigantes. Qu’est-ce que cela dit de notre époque et de la manière dont nous percevons la virilité dans un contexte de pouvoir et d’influence ? Cette dynamique mérite d’être examinée de plus près, car elle résonne bien au-delà des ring et des plateformes politiques. En tant que journaliste engagé, je suis curieux de voir comment cette relation continuera d’évoluer.


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