Andy Murray écarte toute perspective de reprendre un rôle d’entraîneur dans un avenir proche. L’ancien numéro un mondial de 38 ans a confirmé qu’il profite pleinement de son nouveau statut de père à temps plein, après la fin de sa collaboration avec Novak Djokovic le mois dernier.
Lors d’une interview accordée à la BBC dans le cadre de la cérémonie de baptême de l’« Andy Murray Arena » au Queen’s Club, le Britannique a partagé ses réflexions sur cette parenthèse dans sa carrière et son quotidien actuel.
« Je pense que je me lancerai à nouveau dans le coaching un jour, mais ce ne sera pas pour tout de suite », a-t-il confié. Même si les résultats obtenus avec Djokovic « n’ont pas été à la hauteur de nos attentes », cette expérience lui a offert une occasion précieuse d’apprendre auprès d’« un des meilleurs athlètes de tous les temps ».

Au-delà du tennis, Murray savoure des moments de complicité avec son fils de cinq ans, Teddy, notamment lors de parties d’échecs qu’il perd souvent, parfois avec une dose d’humilité assez crue.
« Mon fils s’est passionné pour les échecs, ce que j’apprécie beaucoup », a-t-il expliqué. « Je ne suis pas un grand joueur, mais j’ai un esprit assez analytique. C’est plaisant de le voir apprendre et de jouer avec lui. »
Le joueur écossais ne cache pas que ces défaites ont un goût particulier. « C’est un peu gênant de perdre contre un enfant de cinq ans surtout quand, en plein milieu de la partie, il me demande de venir lui essuyer les fesses », a-t-il plaisanté.

« Pour l’instant, ma priorité est d’être à la maison avec ma famille, d’être un bon père et d’accompagner mes enfants dans leur vie », a-t-il précisé. Il a aussi souligné l’importance du soutien à son épouse dans cette nouvelle étape de leur vie.
Concernant un éventuel retour au coaching, il reste évasif : « On verra plus tard, mais il ne faut pas s’attendre à ce que cela arrive bientôt. »
Par ailleurs, malgré la retraite récente de plusieurs légendes du tennis, dont lui-même, Roger Federer et Rafael Nadal, Murray se montre optimiste quant à l’avenir du sport. Il a notamment loué la rivalité naissante entre Carlos Alcaraz et Jannik Sinner, témoignée lors de la finale de Roland-Garros.

« Ce sont deux athlètes brillants, très différents dans leur caractère, ce qui, je pense, est captivant pour les fans », a-t-il déclaré. « En particulier, le jeu d’Alcaraz est très excitant à regarder, et ils se complètent bien. Ils ont déjà offert des matchs exceptionnels, et d’après ce que j’ai entendu, c’était l’une des meilleures finales depuis longtemps. »
Points à retenir
- Andy Murray, entre tennis et paternité, choisit de prendre du recul sur le coaching… du moins pour l’instant.
- L’expérience avec Djokovic n’a pas porté tous ses fruits, mais lui a ouvert des perspectives inédites sur le travail d’équipe à haut niveau.
- Les parties d’échecs avec Teddy, son fils de 5 ans, prouvent que Murray sait aussi perdre, avec une touche d’humour… et d’embarras.
- La famille occupe aujourd’hui la place centrale de sa vie, avec la volonté affirmée d’être un père présent et un mari soutenant.
- Malgré la retraite des grandes figures du tennis, l’écossais observe avec intérêt la nouvelle génération, notamment la duo Alcaraz-Sinner, jugé prometteur et dynamique.
En somme, voilà un Andy Murray qui semble parfaitement à l’aise dans ses baskets de papa-gamer, jonglant entre les jetés de raquette et les pièces d’échecs. Loin des projecteurs du court, il semble savourer chaque moment, même si quelques passes d’armes contre son fils lui laissent un goût d’humilité bienvenu. Quant au coaching, patience… qui sait ? Peut-être que dans quelques années, il sera de retour, prêt à remettre la main à la pâte, ou plutôt à la raquette.
En attendant, on peut toujours réfléchir à cette question : l’art de perdre contre un enfant est-il aussi un passage obligé pour tout champion ? Je demanderai à Teddy, lui il sait jouer.