Carlos Alcaraz continue d’écrire sa légende après sa défense victorieuse à Roland-Garros.
Le jeune Espagnol a sauvé trois balles de match pour renverser Jannik Sinner lors d’une finale palpitante, revenant d’un handicap de deux sets à rien.
Depuis cette performance impressionnante, Alcaraz a reçu de nombreux messages de félicitations, notamment de la part de la prometteuse Coco Gauff et d’autres figures majeures du monde sportif.
À seulement 22 ans et déjà quintuple vainqueur de tournois du Grand Chelem, Alcaraz suscite des comparaisons de poids. Ainsi, Mark Petchey, l’entraîneur d’Emma Raducanu, a évoqué son parcours en le rapprochant de celui de Novak Djokovic, un compliment rare et valorisant dans le paysage du tennis.
Mark Petchey souligne un point essentiel concernant Novak Djokovic
Chacune des cinq victoires majeures d’Alcaraz a été marquée par des moments de grande tension, avec trois finales se décidant en cinq sets. Une caractéristique que Mark Petchey a commentée sur TNT Sports :
« Ce que beaucoup remarquent chez Carlos, c’est qu’il concède souvent des sets, » explique Petchey. « Mais il faut se souvenir que Novak n’a jamais remporté un tournoi du Grand Chelem sans avoir perdu au moins un set. Ce n’est pas si déterminant que cela.
« Cela joue même en sa faveur lorsqu’il est mené deux sets à zéro. Il semble plutôt prendre cela comme un défi agréable. »
« Il oscille parfois, mais quand il décide d’attaquer, comme contre Sinner, il devient une force imparable. Cela lui permet de rester détendu alors que ses adversaires s’agacent et perdent leurs moyens.
« Carlos trouve alors ce niveau qui le rend intouchable. À 22 ans, avec tout ce qu’il a déjà accompli, on peut vraiment envisager qu’il batte des records qu’on pensait inaccessibles. »
Voici une vidéo résumant l’intervention de Mark Petchey :
Combien d’hommes ont gagné un tournoi du Grand Chelem sans perdre un set ?
Si ni Alcaraz ni Djokovic n’ont réussi cet exploit, cinq joueurs seulement l’ont réalisé depuis l’ère Open.
Le plus célèbre d’entre eux est Rafael Nadal, fraîchement retiré, qui détient le record de titres du Grand Chelem remportés sans concéder un set, tous à Roland-Garros, où il est couronné à 14 reprises.
Les autres joueurs ayant réussi ce parcours parfait plus d’une fois sont Bjorn Borg et Roger Federer.
| Joueur ATP | Tournoi remporté sans perdre un set |
|---|---|
| Rafael Nadal | Roland-Garros (2008, 2010, 2017 & 2020) |
| Bjorn Borg | Wimbledon (1976), Roland-Garros (1978 & 1980) |
| Roger Federer | Open d’Australie (2007), Wimbledon (2017) |
| Ilie Năstase | Roland-Garros (1973) |
| Ken Rosewall | Open d’Australie (1971) |
Pour conclure, Alcaraz a concédé six sets pour soulever le trophée à Roland-Garros, tandis que Sinner en avait perdu seulement deux pour son triomphe à l’Open d’Australie plus tôt dans l’année.
Points à retenir
- Carlos Alcaraz, malgré quelques sets lâchés, a prouvé que la ténacité et le mental comptent plus que la perfection statistique.
- Novak Djokovic, souvent cité pour son endurance et sa maîtrise, n’a lui jamais gagné un Grand Chelem sans perdre un set non plus. La perfection absolue est donc un mythe pour les meilleurs.
- Rafael Nadal reste, avec qualité et constance, l’homme à battre sur terre battue, notamment grâce à ses nombreux exploits sans perdre un seul set.
- Le tennis, c’est avant tout une histoire de caractère : les retournements de situation spectaculaires, comme celui d’Alcaraz, restent ce qui fait vibrer les supporters.
- Les jeunes talents comme Alcaraz et Raducanu démontrent que la nouvelle génération n’a rien à envier aux légendes, juste à écrire ses propres récits.
Alors, que penser de ces chiffres ? Faut-il vraiment s’extasier devant une victoire impeccable sans la moindre faille, ou bien applaudir plus encore ceux qui savent transformer les situations critiques en triomphes éclatants ? Au fil des années, on se rend compte qu’au tennis, comme dans la vie, c’est souvent dans l’imperfection que réside l’intérêt. Et puis, qui voudrait regarder un match où tout est joué en mode robot ? Moi, en tout cas, j’espère que Carlos continuera à nous offrir du suspense, des retournements et, pourquoi pas, quelques frayeurs – mais toujours avec ce talent qui le rend irrésistible.