Elle a renoncé à un Roland Garros pour préserver sa santé mentale, refusant de participer aux conférences de presse. Face à la menace de sanctions si elle ne respectait pas ses engagements médiatiques lors de ce Grand Chelem à Paris, elle a choisi de se retirer avant le prochain match. Elle a également zappé Wimbledon.
Connue pour son esprit rebelle, elle ne recule jamais quand il s’agit de défendre des causes qu’elle estime justes. À 28 ans, elle se trouve cependant face à une décision complexe, marquée par sa volonté d’être maîtresse de son destin tout en tenant compte de sa fille, ce qui complique considérablement les choses.
Avec quatre titres de Grand Chelem à son actif, elle n’a pas agrandi sa collection depuis sa victoire à l’Open d’Australie en 2021. Son enfant, Shai, née en juillet 2023 de sa relation achevée avec Cordae, ne l’a jamais vue soulever un trophée. Pour la japonaise Naomi Osaka, habituée au sommet des classements, jongler entre sa vie personnelle et ses ambitions professionnelles s’avère difficile lorsque les bénéfices ne semblent pas à la hauteur.
Classée 15ème, elle a été finaliste l’année dernière à Montréal et Auckland, et a remporté 5 de ses 8 derniers matchs. Elle espère encore briller, mais a laissé entendre qu’elle envisagerait une retraite anticipée si ses performances en premières rondes ne s’améliorent pas, comme lors de sa défaite à Miami contre l’australienne Talia Gibson.
Elle a récemment évoqué l’idée de quitter le tennis. « Je veux gagner des titres et être la meilleure, mais si cela signifie sacrifier du temps avec ma fille, je préfère abandonner », a-t-elle déclaré. « C’est un dilemme. J’adore jouer, mais ma priorité reste ma fille et je veux être une mère dévouée. Je comprends ce qu’il me faut pour exceller, mais la tâche est ardue. Le tennis demande un engagement total, surtout si l’on vise le succès. »
En quittant Miami, Osaka a affirmé clairement : « Je ne resterai pas sur le circuit si je perds au premier tour. » Elle ne participera pas au tournoi de Charleston et envisage son avenir autour des tournois sur terre battue en Europe, espérant jouer à Madrid, Rome, et bien sûr, au Roland Garros.
Elle a fait forte impression à l’Open d’Australie, apparaissant vêtue élégamment, suscitant l’intérêt sur le circuit WTA. Bien qu’elle ait grandi aux États-Unis, elle a choisi de représenter le Japon, suivant les traces de sa mère, tandis que son père est originaire d’Hawaï.
Points à retenir
- Naomi Osaka met sa santé mentale en avant, une décision saluée par certains.
- La maternité influence ses choix professionnels, mais semble également être un poids.
- Avec quatre titres, son palmarès stagne depuis 2021 — un paradoxe pour une athlète de son calibre.
- Elle se questionne sur la viabilité de sa carrière face à ses responsabilités familiales.
- Le débat sur l’équilibre entre vie personnelle et aspirations professionnelles est plus que jamais d’actualité.
En tant qu’observateur de ce sport, je ne peux m’empêcher de me poser la question : jusqu’où un athlète doit-il aller pour concilier ses passions et ses obligations personnelles ? La pression est immense dans le monde du tennis, et les décisions d’Osaka soulèvent des débats nécessaires sur la santé mentale et les priorités contemporaines dans le milieu sportif. Ce défi permanent pourrait bien faire évoluer la mentalité autour des exigences de la carrière sportive. Reste à voir comment d’autres jongleront avec ces questions, car après tout, n’est-ce pas là un enjeu qui nous touche tous ?