Les déboires de Lesya Tsurenko n’ont pas eu les effets escomptés.
Lesya Tsurenko / Photo : © Robert Prange / Contributor / Getty Images Sport
Au cours des quatre dernières années, nos joueuses de tennis ont souvent été la cible d’attaques anti-russes lors des tournois WTA, provenant principalement de leurs homologues ukrainiennes et de leurs sympathisants. Cependant, une récente provocation a trouvé son écho dans la justice américaine, qui a tranché en faveur de la Russie.
Une plainte pour « agression morale »
Lesya Tsurenko, bien loin d’être considérée comme une star du tennis, a atteint son meilleur classement à la 23ème position mondiale. Depuis 2022, elle est devenue l’une des figures de proue d’un mouvement visant à exclure les joueuses russes des compétitions. Face à une absence de résultats tangibles après avoir tenté de convaincre les dirigeants de l’association par différents moyens, elle a décidé de passer à la vitesse supérieure en optant pour la voie judiciaire.
En avril 2025, Tsurenko a déposé une plainte devant un tribunal américain contre la WTA et son ancien directeur, Steve Simon, les accusant d’agression psychologique.
Naturellement, cela ne pouvait rester dans l’ombre, et l’athlète a commencé à se présenter comme une victime d’une organisation qu’elle décrivait comme toute-puissante, laquelle l’aurait poussée à un épuisement nerveux.
— « Même dans mes pires cauchemars, je n’aurais jamais imaginé que le circuit, que je considérais comme chez moi, se transforme en un endroit hostile où le directeur de l’association aurait sciemment commis un acte d’agression morale à mon encontre, entraînant une crise de panique et mon incapacité à exercer mon métier », a-t-elle écrit sur les réseaux sociaux.
Dans sa plainte, son équipe juridique a agrémenté le tout de divers éléments qui, selon eux, démontraient une forme de pression exercée par la WTA sur les joueuses ukrainiennes et leurs collègues russes. Ils ont même prétendu que ces dernières avaient cessé toute communication avec leurs homologues ukrainiennes.
Tsurenko n’a pas omis de mentionner l’« incident » de son abandon lors du match contre la Biélorusse Aryna Sabalenka, déclarant avoir été frappée par une attaque de panique, ce qui lui aurait causé des problèmes respiratoires.
Lesya Tsurenko / Photo : © VCG / Contributor / Visual China Group
Le tribunal n’a pas plié
Le procès se déroulait dans un tribunal de district américain. Le 25 mars, la juge Naomi Rice Buchwald a rendu une décision qui mérite le respect. Les accusations anti-russes de Tsurenko ont été balayées un à un. Ses demandes de réparation pour prétendue violation de contrat par la WTA ont également été rejetées.
— « Lorsque les tribunaux ont établi que les associations sportives ont des obligations envers les joueurs, celles-ci concernent uniquement la sécurité physique et non leur bien-être émotionnel », a déclaré la juge.
La juge a aussi précisé que la WTA avait agi de manière raisonnable en prenant ses décisions concernant les joueuses russes. Selon elle, retirer nos athlètes de l’utilisation de leur drapeau était une mesure suffisante, et l’association avait pris la bonne décision en ne mélangeant pas le sport et la politique, permettant ainsi aux Russes de participer à tous les tournois qu’elle organise.
Points à retenir
- Lesya Tsurenko, loin d’être une vedette, tente de surfer sur la vague de l’indignation, mais avec peu de résultats probants.
- La justice américaine a tranché, rappelant que le rôle des associations sportives est avant tout de garantir la sécurité physique des athlètes.
- Les accusations d’agression morale semblent avoir eu l’effet d’un boomerang, revenant violemment à l’expéditrice.
- Il est toujours intéressant de voir comment le sport et la politique s’entremêlent, mais parfois avec des conséquences inattendues.
À l’issue de cette affaire, je me demande si l’espace sportif ne serait pas mieux servi en laissant de côté ces querelles politiques. Car après tout, au-delà des rivalités, le tennis est avant tout un spectacle destiné à rassembler. Ne devrions-nous pas recentrer notre attention sur le jeu plutôt que sur les conflits?