L’ancienne championne de Wimbledon et analyste pour Sky Sports, Marion Bartoli, a conseillé à Emma Raducanu de s’inspirer de l’approche de coaching d’Aryna Sabalenka en s’engageant sur le long terme avec un seul entraîneur.
Sabalenka est devenue la cinquième femme de l’histoire à réaliser le « Sunshine Double », en battant Coco Gauff lors de la finale de l’Open de Miami, deux semaines après avoir remporté le titre à Indian Wells.
Elle a largement bénéficié d’une équipe stable, lui permettant de remporter plusieurs titres du Grand Chelem et d’atteindre la première place mondiale.
La joueuse de 27 ans collabore avec son entraîneur Anton Dubrov, un compatriote biélorusse, qui l’accompagne depuis 2020, ainsi que son entraîneur de conditionnement physique Jason Stacy, son partenaire d’entraînement Andrei Vasilevski et son fiancé Georgios Frangulis. L’arrivée de Max Mirnyi, ancien champion en double et en double mixte, a également enrichi son jeu avec de nouvelles stratégies depuis août dernier, particulièrement au service et au filet.
De son côté, Raducanu a mis fin à sa collaboration avec Francisco Roig après sa défaite au deuxième tour de l’Open d’Australie. Elle avait connu une belle série de performances en début d’année 2025, sous l’égide de Mark Petchey, ancien entraîneur d’Andy Murray, mais avait finalement engagé Roig en août pour un partenariat à long terme. Après six mois d’insatisfaction, Roig, qui avait précédemment entraîné Rafael Nadal, est le neuvième entraîneur à quitter Raducanu depuis sa victoire à l’US Open 2021, malgré une bonne entente personnelle.
Après leur séparation, Raducanu a atteint sa première finale depuis 2021 lors d’un tournoi en Roumanie et a exprimé sa satisfaction de travailler avec Alexis Canter, un joueur britanique de 27 ans, qui a atteint un classement maximum de 779.
Lors d’une récente déclaration à Miami, Bartoli a affirmé : « Pour Emma, changer constamment d’entraîneurs est délicat, car il lui faut une stabilité. Lorsque l’on observe le parcours de Sabalenka, qui a maintenu son entraîneur pendant longtemps, je pense qu’il est crucial pour Emma de trouver la bonne adéquation ! »
Bartoli a ajouté : « Je suis convaincue qu’elle doit trouver quelqu’un en qui elle a confiance sur le long terme si elle veut progresser. »
Martina Navratilova, légende du tennis avec 18 titres du Grand Chelem, a également recommandé à Raducanu de choisir son prochain entraîneur avec soin et, surtout, de lui accorder du temps : « Je ne sais pas quel est le record pour un entraîneur, peut-être six mois ! J’espère qu’elle choisira réellement son coach avec précaution et qu’elle s’y tiendra. Accordez-lui un an, car il faut du temps pour s’habituer et intégrer une nouvelle personne dans son jeu. »
Navratilova a aussi souligné que, bien que l’entraîneur puisse contribuer à son succès, elle devrait renforcer sa condition physique. « Choisissez le bon entraîneur et restez à ses côtés, s’il vous plaît ! »
Points à retenir
- La stabilité dans le coaching semble essentielle pour la performance à long terme de Raducanu.
- Les grands champions ne sont pas uniquement le fruit d’un bon talent, mais aussi d’une bonne préparation physique.
- Le changement constant d’entraîneurs peut nuire à la progression d’un joueur, tant sur le plan technique que mental.
- Il est impératif de donner du temps pour créer une synergie efficace entre le joueur et l’entraîneur.
En somme, il est intéressant de constater à quel point le monde du tennis peut être un véritable jeu de chaises musicales en ce qui concerne le coaching. Cela ouvre un débat fascinant sur la question : jusqu’à quel point un entraîneur peut-il influencer réellement la carrière d’un joueur ? En tant que journalistes engagés, nous devons continuer à suivre cette dynamique et voir comment elle évolue dans les mois et années à venir.