mer. Juil 22nd, 2026
Laisser Jódar avancer à son rythme : évitons la pression excessive !

Garbiñe Muguruza s’est montrée à l’aise dans la zone des joueurs lors du Mutua Madrid Open. Elle fait partie intégrante de cet univers depuis toujours. Ancienne joueuse, elle occupe maintenant le rôle de co-directrice du tournoi, demeurant une merveilleuse ambassadrice du tennis. Elle échange des salutations, rayonnante, et il y a un moment particulièrement émouvant lorsqu’elle croise Conchita Martínez, son ancienne entraîneuse, avec qui elle a remporté Wimbledon en 2017. Cet étreinte symbolise beaucoup de choses, tout comme celle avec Mirra Andreeva, la protégée actuelle de Martínez. Après cela, avec calme et conviction, elle partage son regard sur ce nouveau rôle qui lui permet d’appréhender le tennis sous un angle différent.

– Comment s’est déroulée votre première expérience en tant que co-directrice du Mutua Madrid Open ?

– Très bien, je suis vraiment contente. Ces trois dernières semaines ont été intenses, mais je ne m’attendais pas à moins d’un tournoi de cette envergure. Avec tant de joueurs et tant d’aspects à gérer, je tenais vraiment à m’impliquer, non seulement dans les relations avec les joueurs mais aussi dans le fonctionnement du tournoi. J’aspire à apprendre les rouages de l’organisation d’un événement de cette taille. Je pense avoir pu apporter quelque chose, oui.

– Quelle a été la réaction des joueurs ?

– Très positive. Taylor Townsend a même mentionné lors de la remise des prix en double que ça se voit quand des directeurs ont joué, car ils comprennent mieux les joueurs. Pour moi, je pense que je leur apparaît comme un visage familier, non corporatiste, ce qui facilite les échanges directs. J’ai constaté ici et aussi lors des WTA Finals que les joueuses se sentent à l’aise de venir me parler, et une connexion rapide s’établit.

– Comment gérez-vous ce rôle en dehors du terrain ?

– Mes objectifs restent semblables à ceux de ma carrière de joueuse. J’ai une forte envie de travailler et d’entamer ce nouveau projet dans le monde du sport. C’est une passion que je porte en moi et que je veux développer. Je suis là à Madrid, au tournoi féminin majeur, et je souhaite apporter le maximum. J’ambitionne de gagner le respect des joueurs, car être un bon joueur n’équivaut pas à être un bon directeur, il faut aussi s’impliquer.

– Vous avez mentionné vouloir apprendre et contribuer. Avez-vous le sentiment d’être écoutée ?

– Je me sens bien accueillie, avec une grande liberté d’action pour apporter mes idées et suggestions. Je n’ai pas ressenti de discrimination en tant que femme, au contraire, ma présence est un pas vers l’égalité. Je crois que nous sommes sur la bonne voie. En effet, le terme pionnière peut s’appliquer ici, car c’est la première fois qu’un tournoi est dirigé par une équipe mixte.

– Ce rôle est partagé avec Feliciano López. Comment cela se traduit-il ?

– Avoir deux directeurs offre une flexibilité aux joueurs. S’ils ont besoin de partager quelque chose, ils se sentent à l’aise de s’adresser à l’un ou l’autre. Si les joueuses préfèrent me parler, elles savent que je suis là. Ensemble, nous sommes plus forts.

– Comment gérez-vous l’équilibre entre les spectateurs et les loges, qui semble toujours être un sujet tendu ?

– En effet, c’est un sujet délicat. Mon but est de rendre tout le monde heureux, même si cela semble impossible. Le succès du tournoi est primordial, et il est essentiel que les spectateurs se sentent bien. Ils doivent pouvoir profiter d’un bon spectacle, tout en se divertissant en famille. Il y a des zones d’animation, des jeux, et c’est une grande manifestation. Je souhaite que les gens réalisent qu’ils ne sont pas obligés de rester immobiles sur leur siège.

– Quel avenir pour le tournoi ?

– Un nouveau stade est prévu pour 2028, ce qui serait fantastique. Des améliorations peuvent encore être apportées pour le confort des spectateurs. Ce tournoi est déjà très apprécié à Madrid et en Espagne, attirant souvent des joueurs de haut niveau.

– Comment se porte le tennis espagnol avec des joueuses comme Cristina Bucsa et Rafa Jódar ?

– Cristina est en pleine ascension, ayant fait un bond en avant avec sa victoire au WTA 500, renforçant ainsi sa confiance. Quant à Jódar, il est impressionnant, mais il faut lui laisser le temps de gérer la pression. Il est normal qu’il rencontre des hauts et des bas, et je suis persuadée qu’il saura rebondir.

Points à retenir

  • Muguruza se lance dans la direction d’un tournoi en s’appuyant sur son expérience passée.
  • La perception des joueurs vis-à-vis de leurs directeurs peut influencer leur engagement.
  • La dynamique de travail en duo avec Feliciano López semble prometteuse.
  • Une interaction plaisante avec le public est un défi constant pour les organisateurs.
  • Le tennis espagnol trendy, mais faut-il vraiment s’inquiéter de la pression sur les jeunes joueurs ?

En somme, ce nouveau chapitre pour Garbiñe Muguruza au cœur du tennis français représente à la fois une chance et un défi. En tant que journaliste, je me demande comment ce renouveau impactera la perception du sport – les joueuses et joueurs pourront-ils se libérer de la pression qui les entoure ? N’est-ce pas un bon moment pour repenser notre approche des talents émergents ? La dialogue est ouvert, et je compte m’y impliquer.


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